Bonaparte à Sérurier, 13 avril (Arch. G
5. Cependant, en même temps qu'il trace à Meynier l'itinéraire de Dommartin sur Murialdo, Bonaparte prévoit que cette brigade peut être arrivée à Monte-Freddo, et la dispose sur Cosseria; Bonaparte à Dommartin, 13 avril (Arch. G.].
Bonaparte modifie donc ses projets. Dès l'aube du 13 avril, Augereau qui occupait Mallare, Pallare, et bordait le ruisseau Fobie' , un des bras, plutôtqu'un affluent, delaBormida orientale, déploie ses ailes entre les deux Bormida, la gauche à Biestro s'avançant sur Plodio etMillesimo, la droite à Carcare. Il a neuf bataillons et quatre pièces de canon*. L'artillerie marche avec les colonnes d'infanterie. Au point du jour, le général Ménard, avec la 4° légère^ prnèlre dans les gorges et dans le village de Millesimo *, en débusque l'ennemi qu'il rejette sur Cosseria, et fait une centaine de prisonniers, dont deux émigrés qui préfèrent mourir que de rester au pouvoir des républicains*. «Tout le résultat de la journée se réduisit à l'occupation de ce village d'où l'on chasse quelques compagnies '^. » La brigade Beyrand " remonte la vallée du torrent de Nanta, passe au pied duchâteau de Cosseria, y laisse un bataillon en observation, porte un autre à l'est de Millcsimo, vers San-Sebastiano, pendant que le troisième entre dans Millcsimo même, où il l'clève la 4» légère qui se dirige alors sur le bricco del Cavallo, où se sont postés des grenadiers autrichiens. Ceux-ci l'abandonnent aussitôt et se retirent sur Coi'niida Cengio.
Joubcrt, laissant une grand'garde à Santa-Margarita", remonte, de|)uis San-Donato, le vallon du ruisseau di Commi, repousse les Croates du bricco délia Pattaria et les grenadiers de San-Damiano sur le bricco del Cavallo. Ce sont eux qui se heurtent à la brigade Ménard. Joubert investit ensuite, du côté du Nord, |lc château de Cosseria oùProvera, refoulé de Millesimo, vient chercher un abri, et il occupe par la 18» demi-brigade le village même de Cosseria''. La Bormida grossie par les orages aurait, paraît-il, empoché Provera de passer sur l'autre rive pour faire sa retraite vers Colli'".
11 est à peine 8 heures du matin et déjà les Austro-Sardes sont balayés de toutes leurs positions et réduits à s'enfermer sans vivres et sans munitions dans des ruines qui n'olTrent qu'un médiocre point d'appuL