Bonaparte à Masséna, 13 avril (Arcli. G.); p
8. Bonaparte àMeynier; à Sérurier à Masséna ; (Arcli. G.). « Il est important d'occuper aujourd'hui Moutezemolo », etc., etc.
c' Rustow, p. 12; g»' Pinelli, à La Harpe ; à Rusca, 13 avril
MILLESIMO ET COSSERIA 203
Celait donc parlager l'armée en deux groupes distincts, s'appuyant réciproquement, et ce n'est pas sans quelque raison qu'on a comparé ce dispositif à celui adopté en juin 1815, à la veille de Waterloo '. Mais, outre que cette répartition s'appliquait en 1796 à de moindres masses et sur de moindres espaces, les deux groupes étaient plus en état de se prêter un appui réciproque que ne le fut Grouchy d'intervenir en temps voulu au secours de Napoléon. Ils recevaient l'impulsion directe, unique, du général en chef. Les demi-brigades de Masséna devaient d'ailleurs se rabattre immédiatement à la droite d'Augereau et la prolonger pour concourir à l'attaque de Montezemolo, si elles ne trouvaient pas l'ennemi à Dego.
Bonaparte a médité d'abord de porter la brigade Joubert vers Castelnuovo, afin de tourner Montezemolo, tandis que Meynier -, avec la brigade Dommartin, se rendrait de San-Giacomo à Calizzano pour aller occuper Murialdo et San-Giovanni, soutenu parla brigade Rusca qui atlaquerait la redoute de Maramazzo. Augereau s'emparerait au môme moment de Millesimo etdeRocca-Vignale '. Bonaparte est si convaincu de la réussite de ce plan qu'il annonce à Sérurier pour le jour même l'attaque de Montezemolo, et l'invite à jeter de suite une colonne dans la ville de Ceva, pendant que le reste de sa division opérera sa jonction avec les troupes d'Augereau et de Meynier*. Mais la brigade Dommartin n'est pas encore parvenue le matin du 13, à Monte-Freddo ^^. Masséna et La Harpe ont leurs troupes disséminées et n'arrivent que tardivement devant Dego qu'ils trouvent fortement occupé par les quatre bataillons sardes envoyés le l^ à Beaulieu et par les débris du corps d'Argenteau. Enfin, la présence de Provera en avant des gorges de Millesimo, bien qu'il n'y oppose qu'une faible résistance, oblige Augereau à l'éloigner avant d'entreprendre la marche sur Montezemolo.