Cl Riistow, p. 74 ; g"i Pinelli, p
9. Quatre compagnies des régiments de La Marine et de Suse. 10. G'i Pinelli, p. 626,
Cette énergique intervention des grenadiers sardes suspend un instant la marclie rétrograde de Provera. Mais il est visible que le millier d'iiommes qu'il a groupé autour de lui ne saurait songer, sans artillerie, à résister en rase campagne aux colonnes françaises « cinq fois plus considérables* ». Après une délibération improvisée sur le terrain, et fort courte, Provera et Del Carrctto, d'un commun accord, décident de se jeter avec leur pelile troupe dans le cbàteau de Cosseria. Cependant, les deux compagnies de grenadiers de Monlferrat sont encore aux prises avec les cbasseurs de Banel. L'officier d'élat-major croate, Rubin, est envoyé pour leur prescrire de rejoindre ; il est blessé mortellement en accomplissant sa mission *. Enfin le capitaine Albrione se dégage et parvient à se faire jour jusque Cosseria.
Le vieux château de Cosseria^ dressait ses débris sur un plateau formé par trois mamelons d'un des contreforts de l'Apennin, baigné au Nord par le ruisseau dit de Cosseria, et au Sud par le ruisseau de Nanta, qui va se jeter dans la Bormida orientale, en face de Carcare*. Ses murs en ruines occupaient le sommet de l'élévation « en forme de pain de sucre ^ », qui, tournée vers Millésime, ferme de ce côté l'extrémité des gorges. Ces vieilles murailles étaient alors en fort médiocre état, bien que hautes et parfois encore solides, mais aussi pi-esque croulantes par endroits, et d'une épaisseur peu résistante. C'est surtout l'assiette de cette position qui la rendait inexpugnable de vive force •*. Les pentes de cette butte, fort escarpées, étaient entièrement nues, sans arbres, formant une sorte de glacis gazonné à pentes raides et régulières '.
i. C Riistow, p. 73; « décuples » tlit Piiielli, p. C27.