‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 241 sur 622 · Gi Riistow, p · texte numérisé non relu

Gi Riistow, p

3. G' Krebs p. 391 ; la Grocetta délia P.occa est sur la route en lacets qui monte de Millesimo par RoccaVignale à Montezemolo, entre la cima di Mouti et le bricco di San-Bernardino.

4. G»' Pinelli, p. 626. Get auteur dit que les défenseurs de Millesimo appartenaient à quatre bataillons détachés du corps d'Argenteau ; c'est peu vraisemblable et d'ailleurs il n'y avait là qu'un bataillon.

MILLESIMO ET COSSERIA 267

Ses troupes s'étaient, pour ainsi dire, évanouies instantanément. C'est à peine s'il lui restait un bataillon de Croates de 500 li. pour faire tète à la vigoureuse poussée desFrançais '. Il battit lentement en retraile dans la direction de Ccngio, s'accrochant par un dernier eflfort aux pentes du vieux château de Cosseria. Mais déjà les tirailleurs des brigades Banel et Quenin - l'assaillent et sont sur le point de l'entourer. Le mamelon où se dressent les ruines de Cosseria est enveloppé par les soldats de Joubert; Provera se voit cerné, perdu, dans l'impossibilité d'échapper, ou même de gagner Cosseria. Tout à coup, la brigade Banel, violemment attaquée sur son Hanc, s'arrête ; Provera respire.

C'est le colonel Del Carretto, avec le 3« bataillon de grenadiers piémontais, détaché par CoUi, comme nous l'avons vu, qui parvenu, au cours de sa reconnaissance, à MiUesimo, a trouvé le village inoccupé, soit que les troupes de Ménard qui l'avaient enlevé l'eussent déjà dépassé à la poursuite de Provera*, soit que les 4« légère ou 4^ de ligne n'eussent pas su y arrêter sa marche*.

Croyant les Français très éloignés, il continue, un peu étourdiment*, sa route, traverse la rivière el le village de 31illesimo. A peine a-t-il passé le pont sur la Bormida et monté sur les terrains en pente de l'autre rive qu'il se heurte à l'improviste aux colonnes françaises et aperçoit la position désespérée de Provera •=. Il n'hésite pas, et aussitôt, résolument, il lance dans le flanc gauche de la brigade Banel, la plus à sa portée, la division des grenadiers de Montl'errat', capitaines Albrione et Corte, dont la brusque attaque surprend et interrompt soudain Pagression des Français «.

Avec ses deux autres divisions '->, grenadiers de La Marine et de Suse, Del Carretto accourt se ranger en soutien, auprès de Provera, disposant, en arrière des Croates de Gyulai, ses compagnies en échelons sur le penchant de la colline '".

i. Cl Riistow, p. 74 ; g»i Pinelli, p. 626.

2. Au ilire de Rûstow (p. 74), ces brigades comprenaient quinze bataillons, au moins 9,000 h., ce (|ui est exagéré.

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