‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 244 sur 622 · G"i Jomini, t. Vlll, p · texte numérisé non relu

G"i Jomini, t. Vlll, p

MILLESIMO ET COSSERIA 209

Au pied seulement végétaient quelques buissons, quelques ronces, quelques maigres arbustes ', et d'épaisses broussailles -.

Une fois à l'abri derrière les murs de cette antique forteresse, le << vieux et vaillant Provera^ », se met en devoir d'en augmenter la force et il est aidi; dans cette tàcbe par l'officier d'état-major Marlonitz qui se trouve être un « liabile ingénieur* ». Au surplus, le côté faible de la place résidait plutôt dans l'absence de vivres et de munitions'' que dans le manque de solidité de ses murailles ou le manque de courage de ses défenseurs.

Le colonel Del Carretio entre autres était un jeune officier intrépide et stoïque «, dont l'âme ardente allait passer dans le cœur de tous les combattants et qui devait renouveler dans cette bicoque, quoique avec moins de bonbeur, l'exploit légendaire de Monte-Legino, en même temps qu'il devançait de vingt aunées la réponse héroïque de Cambronne, qui ne fit que rééditer sa phrase dans le dernier carré de Waterloo '.

A peine entré dans le vieux château, ce fut Del Carrelto qui prit la direction de la défense, soit que Provera lui eût, par un accord tacite fort peu vraisemblable, cédé le commandement supérieur", soit qu'il s'en fût emparé d'autorité devant le manque de résolution de son chef, trop prompt à rendre les armes ".

Il fit occuper immédiatement les embrasures par ses meilleurs tireurs et créneler la muraille peu élevée qui entourait le châlcau. Les entrées furent barricadées ; les points du mur les plus faibles étayés, renforcés par des poutres de bois ; des tas de pierres

^. G"i Pinelli, p. 627 ; c' Riistow, p. 75.

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