CiRiistûw, p
2. G"' Pinclli, II. (128; le d Riistow, p. 7G, appelle ce lieu « la hauteur de Montci'aro », c'est peut-être Mouteiala de la carte sarde, feuille 74.
3. Kxpressioii du Mémoire n- 101 du corn'" du génie Paulinier de Foutenille, sur le combat de Millesimo (.\rcli. G., carton 14), expression reproduite par le g'i Joinini qui emprunte du reste, en maints endioits, le texte du com"i Paulinier; parMarmout, 1». loS et par les Mémoires de Maxxrnfi, \i. 29.
4. Masséua ^t. U, p. 30), constate bien que c'est Bonaparte qui décida l'attaque et lança .\ugcreau; le g" Pelleport, alors lieutenant à la 18«. dit positivement dans ses Souvenirs (t. I-', p. 40), que c'est Bonaiiarte qui prescrivit l'oruiellement d'attaquer. C'est aussi l'avis du g"i Pinelli, p. 628. Abcl Hugo (t. II, p. 377), persiste cependant à rejeter sur Augereau la responsabilité de cet inutile massacre. Bonaparte dans son raiiport au Directoire (Arcli. G.), dit cependant très explicitement : Je lis sommer», etc.
'6. G"' Jomlni, t. VIII, p. 76.
tares'. Il consent à l'évacuation pourvu qu'il puisse rejoindre les siens avec armes et bagages. Del Carrelto s'y oppose crânement. Prenant la parole en dépit de son rang subordonné *, il riposte lièrement à Banel : « Sacbez que vous avez à faire aux grenadiers piémontais qui ne se rendent jamais ^. » Un roulement de tambours, par son ordre, coupe court aux pourparlers*.
Banel s'élance à l'assaut. C'est une folie. La 18" demi-brigade ^, s'avance pourtant compacte, redoutable, au pas de charge, sur trois colonnes". Les robustes Savoisiens, les alertes Méridionaux qui la composent marcbent avec ardeur. A vingt pas du mur ', un feu terrible les accueille ; ils s'arrêtent, hésitants. Quelques braves restent seuls, tenaces, au penchant de la colline, continuant une fusillade peu nourrie. Le reste essoufflé se reforme au bas des pentes.
Il est près de 11 heures; Bonaparte adresse une seconde sommation, écrite celle-là, à Provera : « Vous êtes cerné de tous côtés, Monsieur, votre résistance noccasionnerait qu'un versement de sang sans aucun avantage. Si dans un quart d'heure vous ne vous rendez tous prisonniers, je ne ferai grâce à aucun''.') Ainsi, pas plus que la première fois, il ne cherche à ménager l'amour-propre de son adversaire, et au lieu de lui offrir des conditions honorables, conditions auxquelles il devra consentir le lendemain, il ne lui laisse d"autre alternative que de mettre bas les armes. En vain il a tout intérêt à faciliter, par d'habiles concessions, la sortie de son adversaire, afm de pouvoir poursuivre sa marche ; en vain Provera n'impose-t-il comme unique désir que de se retirer librement avec ses armes vers Argenteau.