Récit de Martinel (Arcli. C
8. C'est le futur maréclial de France, duc d'Albuféra, qui était entré au corps comme clief du 4» bataillon de l'Ardècbe.
9. Ainsi que le sous-lieut' Bclbcze (Historique de la 4«, Arch. G.
Les plus braves grimpent jusqu'aux palissades que les Piémontais ont enfoncées en toute hâte et s'efforcent en vain de les ébranler. Del Carretto, qui voit les cartouches s'épuiser, ordonne de ne plus combattre qu'à la baïonnette ou de rouler les blocs de pierre, puis, prêchant d'exemple, il saute sur le mur, et tue, de sa main, deux grenadiers français *. Au môme instant, un soldat qui le visait à quinze pas le frappe d'une balle qui lui traverse la poitrine. Ses officiers l'entourent, et, bien qu'il fût mort sur le coup, assurent aux soldats qu'il n'est que blessé et ils les excitent à venger leur glorieux chef *. C'est avec furie, en effet, que les Piémontais précipitent sur leurs assaillants d'énormes rochers*. Sous ces projectiles insolites, les Français s'émeuvent, et bientôt redescendent en courant les pentes qu'ils viennent de gravir si péniblement. La colonne Joubert regagne, au pas de course, les broussailles où les deux autres colonnes se sont déjà réfugiées*. Il est 5 heures du soir^
Un seul homme continue à combattre, un géant; c'est le grenadier Jean Génin, dit Milliomme, de la 18" demi-brigade ^ Les Piémontais surpris de sa vaillante obstination, l'invitent à se rafraîchir. Il accepte et va boire avec eux sur les glacis du château, puis il retourne à son poste et se remet à tirailler comme auparavant'.
i. a Riistow, p. 77 ; g^'' Pinelli, p. 629.
2. G»' Pinelli, p. 629 et 630 ; c'était le môme que le c' maiT|nis Del Carretto (ini, an début (Je la guerre, commanda le 2« bataillon de grenadiers, puis uu corps franc, s'était f'ré(piemment distingué, notamment à la i)rise de la redoute de Saii-Severo, ]ires de Lantosca, en 1793. Un marquis Gaspare Del Carretto, lieutenant d'artillerie, iut tué dans la campairne de 1848.