‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 262 sur 622 · Masséna, p · texte numérisé non relu

Masséna, p

2. Masséna, p. 28. Ces conférences eurent lieu, d'après le c' Krebs (p. 393, note 1), entre Iloclietta et Cairo, et La Harpe y aurait assisté.

3. 11 est à peine utile de réfuter l'étrange assertion du p." Piuma qui prétend (p. 26) que si Bonaparte n'atta((ua pas Dego plustùt, c'est qu'il avait su que Hukavina

•blessé s'y trouvait et qu'il redoutait l'intrépidité de ce général. L'anecdote qu'il cite à l'appui de son dire, d'un paysan espion venant le questionner sur la présence de Rukavina, en la supposant vraie, ne prouverait d'ailleuis rien.

Aussi était-il environ 11 heures du matin ' quand la division La Harpe, partie cependant de bonne heure des alentours de Montenotte, déboucha dans la plaine de Cairo. Encore laissait-elle à Caii'o, par ordre du général en chef, la brigade Dommartin -. Ces troupes durent s'arrêter, prendre Içur repas, goûter un peu de repos ; tandis que des patrouilles exploraient les routes conduisant à Dego et s'emparaient de deux pièces de canon*. Ce n'est que vers 2 heures * que les troupes de Meynier s'ébranlèrent de leurs bivouacs. Masséna n'avait guère que 2,000 h. '^ et le capitaine Rodrigue, du 13« hussards, de retour d'une reconnaissance, lui qui avait été l'année précédente en parlementaire à Dego, auprès de Waliis, et connaissait le pays, signalait à midi la force de ce poste ". Aussi Masséna ne compta-t-il pas engager une lutte décisive et dirigea-t-il simplement une forte reconnaissance, dans le but surtout de s'assurer de la position et de la force réelles des Autrichiens. C'était plutôt une feinte, une attaque simulée, qu'un combat.

S'il avait su cependant qu'il n'y avait le 13 au matin à Dego que 1,800 h., alors que les renforts parvenus dans ce même jour devaient porter à plus de 4,300 h., le nombre des combattants autrichiens le lendemain, peut-être se fût-il résolu quand même à tenter l'assaut '. A peine à mi-chemin, on rencontra les vedettes ennemies qui se replièrent et Masséna « rangea sa division en bataille sur une suite de petits mamelons », d'où l'on découvrait toutes les lignes ennemies**. Les tirailleurs delà 32^ poussèrent jusqu'à Costa-Lupara et môme dans Vermenano et sur le bric Santa-Lucia, où des officiers d'état-major, avec des lunettes, étudièrent de plus près les positions autrichiennes. Plus à droite, les éclaireurs de Rondeau, suivant, depuis laRochetta, la ligne des crêtes par le bric de Massalupo, traversèrent le ruisseau de Rovere, le hameau de Chiafl'oni, dans la direction de Gerini. A gauche, Cervoni, avec la To^, tenta inutilement dépassera gué la Bormida, près de Vermenano, sous le canon ennemi*', et ne put

1. Massiina, p. 28; c' Krebs, p. 394. D'après Pinclli, p. 633, ce serait vers midi.

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