‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 261 sur 622 · Voir ci-dessus, chap. VI, p · texte numérisé non relu

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3. X.-B. Saintine raconte avec un grand luxe de détails (p. 361 et 362), mais sans indiquer de date, une violente sédition qui aurait éclaté, à ce qu'il semble de son

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cce, les forces trop faibles, l'enjeu trop gros, pour qu'il fût sage de tenter quelque entreprise sérieuse ce jour-là. Masséna envoya des détachements lever à Cairo la contribution de 36,000 francs qu'il avait ordre de percevoir et attendit des instructions. Dans la nuit, il reçut l'ordre d'attaquer Dego ', tandis qu'Augereau, à sa gauche, s'emparerait des défilés de Miilesimo et. s'efforcerait de gagner le plateau deMontezemolo.

Dans la matinée du 13, Masséna, qui se rendait compte des difficultés de l'entreprise et disposait de moyens insuffisants, n'ayant avec lui que la division Meynier, eut avec Bonaparte deux conférences où il instruisit le général en chef des rapports des déserteurs qui dépeignaient comme très forte la position de Dego, et où il fut convenu qu'avant d'attaquer, Masséna attendrait l'arrivée de la division La Harpe. Il emportait en outre l'autorisation de se borner à faire « une honne reconnaissance » pour le cas où les troupes de La Harpe seraient trop fatiguées *.

Bonaparte, qui avait certainement appris déjà la résistance imprévue de Provera, puisque, dès 8 heures du matin, celui-ci s'était renfermé dans les ruines de Cosseria, ne voulut pas sans doute engager deux combats simultanés qui eussent absorbé toutes ses forces, n tint avec raison à ne pas exposer Masséna à se voir assailli sur ses derrières par les fuyards de Provera, crainte qui n'était pas entièrement chimérique, puisque des Croates mis en déroute à Miilesimo, s'enfuirent partiellement sur Dego et seraient par conséquent venus donner de la tèle dans les colonnes de Masséna où l'apparition inopinée de ces fuyards n'aurait pas manqué de causer quelque surprise, sinon du désordre. Dans l'incertitude où il se trouvait des forces réelles de Provera et des projets de Colli qu'on devait supposer plus entreprenant, Bonaparte en outre n'était pas fâché de conserver tout à sa portée une force imposante pour le cas où Augereau aurait essuyé un échec, où Colli aurait tenté une diversion énergique afin de dégager Provera ^.

récit, le 12 au soir, lors d'une revue de Bon.ipaite qui aurait été accueilli par les cris: Du paiii! La solde ! Des habits ! Ou notre con;,'!- ! 11 aurait répondu par une vigoureuse harangue: « Renlroz dans le rang et reprenez vos armes! celui qui les abandonnera sera chassé de l'armée », et d'un geste il leur montra les plaines fertiles du Piémont à conquérir. Son ton inspiré en imposa aux laitieux. L'éminciit romancier est seul, de tous les historiens français et étrangers, à narrer cette scène, et, pour si vraisemblable qu'elle soit, elle n'a pas dû avoir lieu, car d'autres auteurs en auraient certainement parlé.

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