En passant les uns par Parcto, les autres par Squanctto
à Cosscria, avec Del Carrelto ; il y avait en outre divers bataillons autrichiens dépêchés par Beaulicu qui donnait ordre à Argenteau de se maintenir plusieurs jours à Dego. D'autres bataillons, les détachements de Wukassovich et de Lézeny. recevaient e-n môme temps l'ordre de venir renforcer la garnison de Dego.
Beaulieu avait parfaitement discerné la solidité et l'importance du poste de Dego, ainsi que la nécessité de s'y accrocher le plus longtemps possible afin de paralyser l'offensive des Français. Il se rendait compte que chaque jour passé par son adversaire dans ce pays épuisé lui causait un préjudice moral et matériel capital et que toute journée perdue par les Français était une victoire gagnée par les Autrichiens. Le salut de l'armée française « dépendait de la célérité de ses mouvements et de la promptitude des succès ' ».
Aussi, tandis que de Voltri il accourait à Acqui, où il parvenait le 13-, il y concentrait dans trois camps, à Bosio, Terzo et Acqui, les 23,000 combattants, avec 69 bouches à feu, qui lui restaient'. Il prescrivait àPitlony d'évacuer Voltri et de se rabattre sur Ovada ; à Wukassovicli de se retirer ù Sassello, à proximité d'Argcnteau. Il enjoignait à d'Argcnteau lui-même de se cramponner à Dego et lui expédiait eu même temps les moyens d'y i-ésisler. Mais Argenteau, demeuré en arrière, sur la croupe de montagnes où est bâti Pareto, était bien peu en mesure d'utiliser avec à propos les seize bataillons (7,600 h.^et la nombreuse artillerie (dix-huit pièces) dont il pouvait dis-pos^r *. S'il s'était cru, il aurait incontinent regagné Acqui. Puisqu'on le sommait de rester à Dego, il restait, mais dans une immobilité vraiment coupable. Il avait négligé, le 13, trop servile imitateur de Colli, de mettre à profit la belle résistance de Provera à Cosseria ; alors qu'il lui eût été facile de se transformer en agresseur et de tomber à l'improviste sur les colonnes de Masséna à Cairo, et sur le flanc droit de celles d'Augereau^. Une telle impétuosité n'élait pas, il est vrai, dans les habitudes lentes et méticuleuses des généraux impéliaux et Argenteau n'était ni Provera, ni Wukassovich. Si rien n'élait en somme désespéré, encore fallait-il vouloir vaincre et c'est la volonté qui faisait le plus défaut.