G»' Pinelli, p. 633; c' Rustow, p
aussitôt à l'ordre du jour, provoqua dans les troupes d'enthousiastes acclamations et exalta leur courage, d'autant plus que la plupart des soldats, ignorant l'importance de Cosseria, s'imaginaient en ce lieu une véritable forteresse '.
Les cris de « Vive la République ! En avant ! En avant ! A l'ennemi ! » retentissent de toutes parts et les rangs s'ébranlent enfin pour l'attaque de Dego*.
Les troupes ont le même dispositif adopté pour la fausse attaque de la veille; le même qu'elles auront encore le lendemain pour la reprise du village.
La division Meynier, guidée par Masséna, se scinde en deux colonnes. Celle de droite, avec le général La Salcéte, forte de 15 à 1,800 h., suit l'itinéraire de la veille sur Gerini, d'où elle dépasse la position de Magliani et atteint le bricSodan ^ Parvenue sur ce sommet, elle jette en avant vers le Nord, son avant-garde de grenadiers et carabiniers, commandée par le chef de brigade Rondeau, surnommé « le Brave », avec un millier d'hommes de la 17« légère. Celui-ci pousse rapidement en suivant les crêtes et des « précipices aflreux ^)), jusqu'au bric del Caret, où il se heurte soudain à l'un des bataillons autrichiens, celui du régiment de Teulchmcister, accouru de Squanetto qui y montait du côté opposé =. Les deux troupes sont surprises de se trouver face à face. Après une très vive fusillade, le bataillon autrichien démoralisé recule jusqu'au bric Chelini où, rencontrant en route deux autres bataillons de secours, il les entraîne dans sa retraite. Le caporal Olagnier, le chasseur Anne Belle s'emparent chacun d'un drapeau «.
Le reste de la colonne du général La Salcéte se rabat à l'est de
i. C Riistow, p. 80.
2. G'i Piiielli, p. 635; c' Riistow, p. 80. Cosseria ayant capitulé à 8 h. 1/4 du matin, la nouvelle dut en parvenir d'assez bonne heure à Carcare et aussi à Cairo, vers 10 h. au plus tard. Ce détail tendrait à faire croire que l'attaque a eu lieu plus tôt que vers 1 h. de l'après-midi.
3. Le c' Krebs (p. 397) dit qu'elle y parvint vers 1 h. de l'après-midi; c'est vraisemblablement plus tard, puisque le dt'part des colonnes fut, comme nous l'avons vu, retardé jusque près de 2 h. et que le chemin était long et pénible.