‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 278 sur 622 · Pircit du corn"' Paulinier de Fontenille (Arcli. G · texte numérisé non relu

Pircit du corn"' Paulinier de Fontenille (Arcli. G

4. « Un gros homme assez jeune, clieveux courts sur la tète, cependant liés en (pieuc... n'est pas aimé; il est raide et dur et peu lionuète avec l'oflicier; très brave, mais avec une tète bien cliaude et bien révolutionnaire. » (jNotes du s'' Desaiv, Arcli. G.)

:j. Pinclli (p. 637^ les appelle improprement « adjudants généraux ». et rapporte jiar erreur f(iie Dupuy fut IVappé moilcllenient ; il ne le fut que grièvement. 6. Piécit du coui"' Paulinier de Fontenille.

Bo.N 20

premier succès encourage Wukassovich et Lezeny. Le chef de brigade Rondeau est atteint au pied par un éclat de mitraille qui lui cause une blessure mortelle. Le chef de brigade Dupuy tombe grièvement blessé. A ce spectacle, vers 10 heures *, les Français reculent, abandonnent leurs canons, évacuent les redoutes où les Autrichiens s'établissent, capturant le chef de bataillon Vauquet, de la 32«-, etplusieurs centaines de prisonniers^ Cela se passa si vite qu'on ne put rien empocher*. Bientôt, on aperçoit les Français redescendre à toute vitesse la pente des collines. Ils s'enfuient les uns vers Villa del Piano ou Costa, les autres dans les vallons du petit ruisseau de Grillaro*; quelques-uns traqués, serrés de près à la casa dei Pilotti, se précipitent du haut des rochers qui bordent ce torrent et y sont fusillés à bout portant ; une centaine sont tués entre le bric San-Marco et la Cascinassa; d'autres enfin parviennent jusqu'au castello où le général La Salcéte s'enferme avec une poignée d'hommes «. A 11 heures du matin, Wukassovich est presque entièrement maître delà position'. Il retourne contre les Français les canons qu'il vient de conquérir, ces canons pris la veille par Masséna sur d'Argenteau. Il n'a pas de canonniers, mais des grenadiers, experts à la manœuvre de l'artillerie, se mettent aux pièces et dirigent un feu meurtrier sur les fuyards». Il ne reste plus dans Dego que le castello qui soit défendu; les Autrichiens l'entourent, et bientôt La Salcéte s'en dégage et faisant tète avec quelques soldats, principalement de la 17« légère, il forme l'arrière -garde et se sauve par des sentiers vers la chapelle de la Confraternita, d'où il ne se rallie qu'en plaine, à une lieue de Dego. Quelques compagnies cernées dans le castello y sont prises. Les Autrichiens n'osent point pendant quelque temps passer sur la rive gauche pour s'emparer du village de Bormida et du haut faubourg de Sopra Via ^

i . O Riistow, p. 83.

2. Oii le désigne comme le chef de brigade; il n'était que chef du 3» bat'"' de la 32». Vauquet (Jean-Antoine) était né à Pézeiias, le 29 avril 174i; il devint en 1801, chef de la 32° demi-brigade, puis le 29 mars 1803, colonel du 2« régiment d'infanterie de la Garde Municipale de Paris; il mourut peu après, en août 1803.

3. « Plus de 300 », dit le récit de Bentabole. — Près de 300 h. dont 17 officiers de la 32" ; Historique de la 32» (Arch. G.); 600 h. d'après Pinelli, p. 638.

Page 1