‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 277 sur 622 · C Riistow, p · texte numérisé non relu

C Riistow, p

.5. Le g"' Piiielii (p. 637) dit à .'j h. D'autre part, le Mémoire n» lui. du corn"' Paulinierde Foiitenille (Arcli. G , carton 14) signale l'arrivée de Wukassovicb, après avoir marclié toute la nuit, vers31i. du matin à S{iigno, et une heure après àNovecante, ou Koscianto 11 semble que ce doit être plus tard. D'après Riistow, Wukassovicli serait j)arti de Giusvalla « au crépuscule » du IS; or, en avril, le crépuscule ne devance guère S h ; il paraît impossible dès lors que Wukassovich soit arrivé à 3 h. à Spigno, où d'ailleurs il ne passa point, et à 4 h. ou 5 h. du matin en avant de Dego. L'attaque n'a guère dû se produire qu'entre 8 h. et 9 h., mais peut-être a-t-on cru, en raison de la matinée pluvieuse et sondjre, qu'il n'était pas aussi tard et qu'on était seulement au lever du soleil, lever <|ui à un jiareil jour, en cette saison, a dû être assez tardif. Le g»' La Salcéte, dans une lettre du ij août 180j (Arch. G.), dit une « heure avant le jour ».

6. D'après les indications portées sur les cartes au 10 millième des Archives de la Gueire, la hauteur de La Vardia ou Varda était de 478°', Porri 46.5, Giusvalla 437, Ponte Invrea 402, le torrent de Valla à 370 ; Dego à 120™ seulement et le pont à 78™,

Un brouillard épais enveloppait la contrée et la pluie ne cessait de tomber, forte et assez froide. Tout favorisait la hasardeuse entreprise de Wukassovich. Grâce à l'inextricable confusion des troupes, àla lourde inertie produite par l'ivresse, suite des scènes de pillage effréné qui avaient duré toute la nuit, peu s'en fallut que cette attaque folle ou désespérée ne réparât le mal que l'inexplicable indolence d'Argenteau avait causé la veille. A vrai dire, il était bien tard. L'entrée en ligne de 'Wukassovich eût peut-être, le 14, changé la face des choses; mais à cette heure, une intervention aussi tardive ne pouvait qu'exposer sa troupe à une destruction complète et prompte, s'il avait trouvé les Français sur leurs gaixles, en état de combattre. Bien qu'il eût acquis la conviction de la victoire des Français la veille, il persista pourtant dans son agression ', comme le portaient ses ordres.

Le lieutenant-colonel Lezeny, qui marchaiten tête avec 500 fantassins croates, se rua résolument sur les Français en avant du bric délia Vardia, les surprit dans leur sommeil et les massacra*. C'était le bataillon de grenadiers et carabiniers du chef de brigade Rondeau et la 17* légère qui occupaient ce poste. Sous cette avalanche, les Français plient. La plupart d'entre eux sont du reste réfugiés dans les maisons et très peu d'hommes, GOO au plus, garnissent les tranchées. Quelques officiers cherchent à organiser la défense, mais en vain, tant les hommes sont dispersés dans tous les hameaux, engourdis par « le pillage qui rend lâche le soldat le plus intrépide'' », et hébétés par l'ivresse.

Les pièces d'artillerie, que Masséna avait prescrit de conduire sur le plateau, sont restées entassées sur les routes qu'elles encombrent; les Autrichiens s'en emparent et les retournent contre les Français. Ceux-ci se retirent d'abord sur la redoute de Casan et celle de Magliani, où est la 3'2% puis ils reculent jusqu'au village. Au bruit de la fusillade, Dupuy, le vigoureux chef de la 32" demi-brigade*, et Rondeau, chef de la H'iégère S parviennent à rallier 2 à 3,000 h. sur les 5,000 restés autour de Dego; ils parviennent également à mettre une ou deux pièces en batterie «.

Mais l'impétueuse attaque des Autrichiens ne mollit pas; ce

1. G"' Pinclli, p. 637 : il est difficile de voir dans ce fait un « trait immortel et sul)linie ". comme le veut le \i. Piuma, j). iil.

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