‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 285 sur 622 · Masséna, p · texte numérisé non relu

Masséna, p

il se rend maître du castello et de Costa et se porte sur MagUani. Chaque fois qu'il veut déboucher des jardins de Costa et des broussailles, sur l'espace découvert qui le sépare de Magliani, un feu terrible balaie le terrain et rejette ses colonnes au bas des pentes du Monte-Girolo. Une vigoureuse contre-attaque des Autrichiens les a mfime rejetées une première fois jusqu'au castello ; mais elles 'reviennent immédiatement à la charge et rentrent au pas de course dans les maisons de Costa et de Pilotti dont elles s'empressent de créneler les murailles. Trois fois elles tentent d'en sortir, trois fois elles sont vigoureusement repoussées. Le combat reste partout stationnaire et se prolonge seulement en une vive mousqueterie '.

Cependant, vers 4 heures de l'après-midi -, le général Ménard avec la 4° légère a dépassé Costa-Lupara, remonté le vallon de Grillaro, fait gravir péniblement les bries escarpés del Poggio et délia Sella par un de ses bataillons que conduit le chef de brigade Destaing, tandis qu'avec le reste, il tâche de les tourner par I Bianchi *.

En apercevant le recul des soldats de Masséna, le valeureux Destaing, avec l'unique bataillon de sa demi-brigade qui soit avec lui, pas pins de 200 h., aborde les retranchements « ventre à terre » aux: cris de : Vive la République ! et s'y précipite avec fureur. L'ennemi, craignant d'être enveloppé, se retire aussitôt le long de la crête jusqu'au bric del Caret que la brigade La Salcéte et la Sl«, avec le chef de brigade Lannes, commencent à attaquer. L'adjudant général Lanusse survient au moment de la retraite des Autrichiens ; il se jette à l'aide de Destaing, seul en avant de la troupe qui chancelle. Son épaulette est emportée par une balle ; à la fin son exemple enlève les plus hésitants*.

Page 1