‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 298 sur 622 · G"' Piuelli, p. 6iS · texte numérisé non relu

G"' Piuelli, p. 6iS

3. A cinq cents pas delà Cevetta; c'était un quadiil.itère, dont trois côtés étaient bastionnés; le quatrième, tourné vers la ville était occupé par les casernes (c' Riistow, p. 91; g«i Pinelli, p. 644). — Ce fort, commencé par Emmanuel-Philibert, avait été aclievé par Charles-Emmanuel, il dominait la i>laine de 170 mètres. La ville de Ceva comptait alors 3,315 habitants, 400 maisons (Récit du corn"' Martinel ; Arch. G.).

4. C Riistow. p. 91 ; d'après le c' Krebs (p, 408, note 1) le bric Bajone ou Bayon était à portée de mousquet, à 300 mètres; celui délia Faja ou Paya, à demi-portée de canon, à 600 mètres.

CEVÂ ET SAN-MICIIELE 329

Ton avait fortifiées. En avant et à l'est de ces hauteurs, couvrant leur front, court la Bovina', un petit ruisseau torrentueux, affluent de la Gevetta, dans laquelle il se jette en dessous de la ville môme de Ceva. La Bovina forme ainsi aux redoutes érigées sur cet ensemble montagneux une sorte de fossé naturel, profond de 115 mètres, qui en accroît la force et en défend l'accès.

En arrière de la Bovina, k bric de la Testa-Nera ou Ncira-, avait été fortifié, ainsi que, plus au Nord, la hauteur du bric Mondon, sise près de la Rua Prati di Roasio ^ Plus au Nord encore, des retranchements s'élevaient sur la hauteur de la Gomma, en avant du village de Torresina ou Torricella*, et enfin, à l'extrémité de l'aile gauche, une redoute importante occupait la hauteur culminante de la Pedaggiera', celle du bric Giorgin et du bric Berico. Ces divers points étaient reliés entre eux par des retranchements palissades et par des batteries placées dans les intervalles ; soutenus en arrière par la citadelle et par un ouvrage à cornes dépendant de la forteresse, réuni à une tour entre le Tanaro et la Gevetta, qui commandait ainsi les ponts sur les deux rivières''. En avant de cette ligne, en avant aussi de la Bovina, le village de Paroldo, fortifié, constituait une sorte de poste avancé'. Muni de canons, au sommet d'un plan légèrement incliné, d'un glacis très favorable à l'effet du tir d'artillerie •*, il complétait ainsi le système de défense.

De nombreux ponts volants jetés sur le Tanaro, trois ponts do pierre sur la Gevetta, établissaient des communications faciles, et des voies de retraite assurées entre les divers groupes de défenseurs un peu disséminés sur une longueur d'environ douze cents pas».

Le brigadier baron de Brempt, colonel du Royal- Allemand,

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