‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 297 sur 622 · C Riistow, p · texte numérisé non relu

C Riistow, p

2. C Kicbs, p. 40G, note 2; d'après le rapport Costa de Beaiiresard, et la pièce 191 dos Arch. de Breil : « La butte de Moiitezoïnolo domine un l)assin assez spacieux où se réunissent les chemins de Millesimo, de Castelnuovo, de Priero et de Murialdo et qui fait tête aux dilTérentes avenues... La redoute occupe, au sommet de cette butte, uu emplacement marqué par quelques ruines d'un antique château. Elle peut tenir, avec les flèches qui en dépendent, environ 800 h. — La Crocetta domine un défilé tendant de Millesimo à Montezemolo, par le village de Rocca-Vignale. Ce poste, très fort de sa nature et garni de bons retranchements, n'a d'autre inconvénient que celui de pouvoir être abordé à couvert, dans quelques points, par de petits vallons boisés, ce qui oblige d'en étendre et d'en multiplier les ouvrages... qui sont des flèches en avant d'une redoute sur le bric de Granou. » D'après le c' Krebs, le bric serait celui désigné sur la carte sarde sous le nom de bricco San-Bernardino. 11 y aurait eu, en outre, une batterie à La Crocetta délia Rocca, couverte au Sud par un petit retranchement pour l'infanterie.

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de la place forte de Ceva'. Il fallait accomplir ce recul avec agilité pour ne pas être prévenu par Sérurier qui avait déjà enveloppé une partie de Farrière-garde.

Dans la nuit du 14 au 15 avril, CoUi se décida donc à abandonner Montezemolo et à aller s'adosser à Ceva et à la Cursaglia, derrière laquelle ses troupes occupaient Mondovi. Une fois concentré dans ce camp retranché, il lui restait 8,000 excellents soldats-. CoUi avait pris peur trop tôt. Il avait plus de forces qu'il n'en eût fallu pour profiter de la brusque arrivée de Wukassovich et du désordre qui en résulta chez les Français. Mais le 15 au matin, quand se produisit cette attaque inopinée sur Dego, CoUi et ses troupes n'étaient plus à Montezemolo. Réfugiées, sous Ceva, hors d'atteinte, il est vrai, des entreprises toutes problématiques d'Augereau, elles étaient aussi hors de portée pour intervenir efficacement dans ce second et acharné combat de Dego auquel la seule division d'Augereau n'aurait pu les empêcher de participer.

Le camp retranché de Ceva offrait à Colli une base solide par ses défenses naturelles, en tant que position d'expectative, afin de permettre à Beaulieu d'intervenir. Intrinsèquement, la place, si forte qu'elle fût, valait peu, car elle pouvait être tournée au Nord et à l'Est par Castellino, et même à l'Ouest, malgré le double obstacle que présentaient de ce côté le cours de la Mongia et celui de la Cursaglia.

La ville de Ceva, ceinte de vieux murs, est bâtie dans une sorte de presqu'île triangulaire, formée par le confluent de la Cevetta et du Tanaro, sur la rive droite de celui-ci, et la rive gauche du torrent. Le cours de la Cevetta, vallée étroite et escarpée, sépare la ville de la citadelle, située plus au Nord-Est*, sur une butte élevée, que dominent cependant les bries de Bajone et délia Faja à huit ou neuf cents pas au Nord*, et une série de collines que

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