Cl Krcbs, t. h', p
2. Cl KrebSjp. 18 ; Glauscwitz, donne 25,000 h. CoUi et Provera réunis.
nadiers, avec les compagnies d'élite détachées de leur corps, formant ainsi une réserve, ou une tôte de bataille d'une valeur éprouvée '.
On tenta également d'appeler, en 1794, les milices à l'activité, ce qui eût donné 40,000 h., mais la levée échoua presque entièrement. Pour y suppléer, on créa des corps francs, cette éternelle ressource des pays aux abois, dont 4 compagnies suisses, mais on eut plutôt à se plaindre qu'à se louer de leur formation, tant ces guerriers improvisés furent indisciplinés et pillards*. C'est en vain qu'on avait mis en réquisition les jeunes gens depuis quinze ans, condamnant à être fusillés ceux qui ne rejoindraient pas; en vain, que six de ces malheureux avaient été fusillés à Turin '. Les sources du recrutement avaient presque entièrement tari et le niveau de l'effectif allait toujours baissant.
Réorganisée à la mode allemande, sous les deux ministres delà guerre, le comte Chiavarina et le comte Coconito di Montiglio, cetio armée avait été dressée par le marquis de Silva, un officier espagnol qui arrivait de Russie, et par le chevalier Delfino di Trivie, aide de camp du roi, qui avait été en mission en Prusse à cet effet. Le général suédois Sinclair avait rédigé le règlement de linfanterie, tandis que le commandeur de Chàlillon s'acquitlait de l'instruction des troupes légères*. L'armée formait, en 1792, trois divisions de quatre brigades chacune et chaque brigade comptait trois bataillons à quatre compagnies *• La cavalerie était divisée en deux ailes, chacune de quatre régiments ; chaque régiment comptant quatre escadrons de deux compagnies, à l'effectif de 48 chevaux «, soit 400 à 4o0 h. par régiment. Le marquis Fontana di Cravanzana avait succédé, en 1789, comme ministre de la guerre, au comte Coconito, mais l'œuvre de ses deux prédécesseurs était à peu près accomplie. Peu versé dans les choses de la guerre, Cravanzana, dominé par son neveu, le chevalier Radicati, orgueilleux et triste, ne fit rien pour l'améliorer'.
L'infanterie était d'ailleurs très bonne, résistante, dévouée ; le corps d'officiers laissait sans doute à désirer, le système de l'avancement à l'ancienneté trop scrupuleusement suivi, ayant encombré l'armée d'officiers fatigués. Il y avait en outre pléthore dans les cadies ; chaque bataillon avait un lieutenant-colonel, un major et