G'iPinclli,p
2. Récit du coin"' Martine), fait à Cairo le T.aoflt 1806 (Mémoiie n° 100, carton 14; Arch. G.). La gauclie allait du biic Giorgin au l)ric Govone ; le centre, quartier général à la ciscina Ceva, de Mondoti au bric délia Faja. Le c' Krebs (p. 406, note 3) donne d'après les Mémoires de Tliaon de Revel, p. 323, et les tableaux d'emplacement des pièces 288 et 301 des Arch. de Breil, une répartition des troupes de Colli, les 14 et iô avril, légèrement ditlérente. 11 est vrai que c'est surtout la situation du 14 avril qu'il entend donnei'. D'après le c' Krebs, le régiment de Belgiojoso et les deux compagnies de Croates auraient compté 8 à 900 h. qui, de Scaletta, Gotta Seca et Mombasiglio, reculèrent sur la gauche du camp retranché de Ceva ; les deux bataillons de chasseurs de Colli, les trois bataillons de grenadiers, le bataillon de Tortone, les miliciens et corps francs, auraient comfité 13 <à 1,500 h. au plus, qui évacuèrent Montezemolo; les deux bataillons d'Acqui qui défendirent San-Giovanni di Muriaido auraient eu 600 h. ; le g»' Vitale, avec les régiments de Savoie, de Stettler, d'Oneille,
Quant au régiment des Gardes, posté d'abord à la Testa-Nera, il en avait été retiré et placé à San-Michele, sur la Cursaglia,pour assurer les derrières de l'armée. Un bataillon autricbien occupait en outre Lesegno pour couvrir le pont de bateaux jeté au moulin d'Arassi, presque au confluent delaMongia et de la Cursaglia, et relier les défenseurs de Ceva au camp de la Bicocca.
Le chevalier Balegno était gouverneur de la place, commandant supérieur du fort et de la ville. Il disposait assurément des meilleures troupes de l'armée sarde ; elles se considéraient encore comme invincibles et se croyaient dans une position inexpugnable. Toutefois, le corps d'officiers manquait, parait-il, de science et d'iniliative. « Colli avait très peu d'officiers supérieurs sur les talents de qui il pût compter; lui seul était forcé de tout suggérer et de tout dire ; personne ne voulait agir sans avoir reçu d'ordres'. » Les officiers nobles, découragés par les succès foudroyants des Français, inquiets sur leurs possessions, redoutant de se compromettre pour l'avenir par trop d'opiniâtreté dans la résistance, ne témoignaient qu'une faible ardeur-. Quelquesuns, comme Bellegarde, se livraient à de véritables actes d'insubordination. Colli lui-môme, quoiqu'il ne voulût rien laisser paraître, n'était pas sans être ébranlé. Il venait d'apprendre les succès de Bonaparte devant Cosseria et devant Dego, et il éprouvait la crainte la plus vive de se voir coupé à son tour comme l'avait été Provera. Déjà séparé de l'armée autrichienne, se sentant menacé sur ses flancs, sa principale préoccupation était de conserver sa ligne de retraite sur Turin, derrière la Cursaglia, par San-Michele et Mondovi, et cette considération lui avait déjà fait abandonner Montezemolo.
En se concentrant autour de Ceva, il n'entendait pas, à vrai dire, se cramponner à ce poste par une défense obstinée ; il le choisissait uniquement pour y attendre en sécurité l'entrée en scène des Autrichiens. Il se berçait toujours, en effet, de l'espoir que Beaulieu, se ravisant, entamerait, de concert avec lui, une nouvelle offensive, sérieuse, basée sur l'un des plans qu'il
de Mondovi, avec les Gardes et le bataillon de pionniers, aurait giou|)é 2,897 h. autour de Ceva: le c' de Brenipt, avec les régiments Royal-Allemand, de Verceil et Genevois, en aurait eu 1,972; soit en tout 4,809 h. Cela ne faisait donc pas 5,000 h., au lieu des 8.000 h. évalués par le g»' Pinelli (voir ci-dessus, p. 328, note 2). Lee' Krebs (p. 408) dit 6 à 7,000 li. Encore convient-il de remarquer que le régiment des Gardes avait reflué, le 15, sur San-Michele avec le 1»'' liataillon du régiment de Savoie, et que le !•■■ bataillon de grenadiers s'était, ce même jour, rendu au camp de la Bicocca. — Voir également dans le même volume du c' Krebs (p. 407, note 4 et p. 408, note 1) nue répartition plus détaillée des dél'enseuis de Ceva, qui donne 3,000 h. sous Brem[it; 15 à 1,600 h. aux bries Giorgin et Berico; 406 h. aux redoutes de Govone; 2,269 h. avec Vitale, etc.