C Riistow, p
8. Kii outre du chef de brigade Bellct, la 4» perd le capit'" Guiton ou Queton, lo lient' Orselet et le sous-lieut' Dussot, tués ; le lient' Barère, les sous-lieut" Puyos et Labatut, blessés; 2o lues, 57 blessés. — La 23" perd le capif" Maine, tué; les capit"*' Brunetoii et Bassin, blessés; la 11« légère, le lient' Caiiponl, blessé et pris; l'artillerie, le capit"» Qucju, de la 13« compagnie du 4« régiment, tué, et 2 h. tués. (Historiiiues ; (.\rch. G.). Un état nominatif des oflicicrs et soldats tués ou blessés (.\rcli. Adniinist. G.) indique pour la 4» une perte totale de 182 h., dont 38 morts, d2.j hlcssés. 6 prisonniers, 10 disparus; le capit»» Jean Bijon (de Dornazac, Haute- Vieunc) et le tambour-major Chevalier étaieut tués.
Piémontais que leur retraite de Montezemolo n'a pas découragés. Le régiment provincial Genevois et son colonel Portier ont fait des prodiges'; le chevalier de Grinialdi, blessé, a dû laisser le commandement du régiment d'Acqui au lieutenant-colonel, marquis de Gliilini "^
La brigade Rusca menace cependant de les couper de Ceva. Tandis qu'une de ses colonnes, celle de droite, se porte au bric La Gomma, puis sur la redoute de Govone où elle enveloppe le !«■■ bataillon du régiment d'Acqui; celle de gauche escalade le bric Jagonent qu'on avait négligé d'occuper, et s'y installe, en même temps qu'une réserve laissée à la casa Garet menace par des patrouilles les redoutes de la Testa Nera et du Belvédère^. Le colonel Bellegarde, qui a aperçu de la redoute de Mondon l'intrusion des Français au bric Jagonent, dirige sur leur flanc gauche, les 600 combattants des régiments de Savoie et de Stettler et des Grenadiers-Royaux qu'il a sous ses ordi'es. Son artillerie les bat également; le capitaine Melle, qui n'a que quatre canons, les utilise avec habileté et contribue à arrêter l'élan des Français*; la redoute de Govone n'a pas non plus éteint son feu et ses défenseurs dirigent de fréquentes sorties contre le flanc droit des Français. Ges sorties contre le bric Jagonent sont repoussées par la colonne Rusca ; le baron Moron, des Grenadiers-Royaux, est tué dans la plus vigoureuse dé ces contreattaques dirigée par Bellegarde, depuis la redoute de Mondon ''. Mais bien que Rusca résiste avec succès, il se voit attaqué sur ses deux flancs; il sait que Joubert n'a pu s'emparer de la Pedaggiera, et vers 5 heures du soir, il se repUe sur Paroldo où sa troupe bivouaque sur les hauteurs ".
Pendant que se livre cet infructueux combat, la division SérurJer s'allonge à la fois vers Monbasiglio, Lesegno et vers Malpotremo; dans l'après-midi, elle campe en vue de Geva, se liant par Sale, où est la brigade Fiorella, avec la brigade Rusca. La division La Harpe se promène vers Sassello et Mioglio pour y chercher un ennemi absent, tandis que Masséna se repose à Dego '. •