‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 314 sur 622 · Récit du coni"^ Martinel (Arcli. G · texte numérisé non relu

Récit du coni"^ Martinel (Arcli. G

4. Le g"' Pinelli (p. 048) n'affirme lias si Salmour était un officier d'artillerie ou du génie, il croit ([ue ce fut lui qui devint par la suite gouverneur de la Savoie. C'était par conséquent le comte Galialéon de Salmour (Joseiili-Clirétien-Antoinc- Pierre-Jean-Quentin), né à Turin le 22 février IISS, petit-fils d'un grand-maître de l'artillerie savoisienne, gouvei'ncur de Savoie de 1815 à 1830 ; mort à Home lo 5 avril 1831. Il avait été" auparavant au service de Saxe et même éti'; ambassadeur de Saxe en France pendant le règne de Louis XVL II était neveu du lient' g»' suisse de Ueseuvnl

On peut douter toutefois que ce fut le même, ancien ambassadeur, qui seivit comme sim|(le officier d'artillerie ou du génie ; il est permis de supposer, malgré l'autorité de Pinelli, que ce fut un fils ou un neveu de celui-ci.

5. Récit de Martinel (Arcli. G.). D'après le c' Krcbs (p. 411, note 1), il y aurait eu 248 11. d'un bataillon du régiment de Mondovi, et 226 li. d'un bataillon de Steltler, avec quelques détachements d'autres corps et un peu d'artillerie, soit 5 à 000 li.

Cotte rctralto ù la faveur de la nuit, si agile et si imprévue qu'elle ait été, fut cependant troublée par les Français. Prévenu, (lès le lever du soleil, que les Piémontais se retiraient sans bruit, Augereau lança sur leur's traces une demi-l)rigade d'infanterie légère'. Le général-major Vitale formait l'arrière-garde piémontaise avec le régiment d'Acqui^. A l'approche des Français, Vitale s'arrêta et, faisant tête aux assaillants, dirigea contre eux une vigoureuse charge à la baïonnette qui suspendit leur marche. Le marquis Cavorelto, major du régiment d'Acqui, « citoyen vertueux, vaillant militaire ' », renommé pour sa valeur, fut tue près de la redoute de Govone; des tirailleurs, embusqués dans les ruines de la chapelle San-Sebastiano, le visèrent et l'abattirent*. Cette intrépide attitude avait du moins donné le temps à la masse principale de s'écouler le long des pentes de Castellino sur le Tanaro, et d'atteindre de là l'autre bord des eaux protectrices de la Cursaglia.

Augereau, ne pouvant plus entraver la retraite des troupes sardes, occupe le village de Torricella=>, pénètre à leur suite dans le camp retranché vide de ses défenseurs et s'y établit. Sérurier, en marche vers Lesegno, retourne sur Ceva, et, dès le soir du 17 avril, la brigade Fiorella entre dans la ville**. Sommation est faite, une heure et demie avant le jour ', au gouverneur de rendre la citadelle. Francesco Bruno di Tornaforte, « vieil officier chez qui l'âge n'avait pas afl'aibli l'ardeur belUqueuse* », et qui paraît avoir mis à l'écart Balegno ", à qui revient dès lors tout l'honneur de la défense du fort, répond fièrement qu'il refuse de se rendre, mais il s'engage par réciprocité à ne tirer ni sur la ville de Ceva, ni sur les troupes '". On reste ainsi sur la défensive en face les

1. La 4" lOgére ou la 11» lépore, ù ce qu'il seml)le dans les Historiques, assez peu précis sur ce point. — Le g»' Pinelli (p. 647) dit une briijade. •2. G"' Pinelli, p. 647.

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