‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 315 sur 622 · G'i Pinelli, p · texte numérisé non relu

G'i Pinelli, p

9. Soit que Baiegno ait volontairement renoncé au commandement entre les mains de Tornaforte, soit qu'au dernier moment, Balegno ait été remplacé par ordre de Colli.

10. Réponse de Tornaforte à la sommation; 18 avril 1796 (Arch, G.).

uns des autres. Rusca, qui a levé à Priero une petite contribution de guerre en numéraire, lève à Ceva une contribution en vivres, et s'installe, le 17, à portée de fusil sur les bries Bajoue et délia Faja, où il braque deux pièces de 4 '. Ces canons ouvi'cnt le feu sur la citadelle, dans l'espoir d'intimider plutôt que de réduire la garnison. Mais à peine eurent-ils fait quelques décharges, que les grosses pièces du fort, beaucoup plus puissantes, les contraignent au silence. Une batterie de six pièces, construite aussitôt, ne produit pas plus d'effet, et est mise hors de service ^ Ainsi s'écoule devant Ceva, sans grand bruit, ni profit, la journée du 17. Augcreau, le 48, a recours à une nouvelle sommation, mais Tornaforte riposte qu'il a mission de tenir jusqu'à la dernière extrémité et qu'il obéira''. Bonaparte, arrivé sur ces entrefaites, éclairé par l'expéiience de Cosseria, reconnaît l'inutilité et le danger d'une attaque, alors que privé d'équipage de siège, il n'a pas les moyens de réduire une telle résistance et qu'il s'expose en s'atlardant à voir les généraux ennemis se rejoindre et lui fermer la route*.

Bonaparte ne s'acharne donc pas et se souvenant fort à propos que le général Rusca est d'origine italienne, qu'il a des intelligences dans la place, il lui confie la mission de couvrir le blocus, d'investir la citadelle, et au besoin d'en négocier l'occupation.

Pour entrée de jeu et afin de faciliter la tâche de Rusca, Bonaparte consent môme à réduire d'un tiers l'imposition dont il avait d'abord frappé la ville de Ceva, et naturellement Rusca eut tout le bénéfice moral de cette mesure '.

On voit combien furent peu sûres et relativement lentesMcs opérations de Bonaparte pendant ces journées du 17 et 18 avril. Ce n'est pas qu'il fût l'cslé indifférent ou inactif; mais il est partagé entre la double préoccupation de refouler les Sardes et de con-

1. G»' Pinclli, p. G47 ; ci Riistow, p. 95. Rusca se montra surpris qu'on lui changeât à Ceva des assiiriuits pour de l'or, au cours du jour [Sérurier à Bonaparte, 18 avril ; Arcli. G.).

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