‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 335 sur 622 · Bécit du com"' Jlartincl (Arch. G · texte numérisé non relu

Bécit du com"' Jlartincl (Arch. G

du petit pont de RovigUonc, sur la Gursaglia', et appuyée par deux pièces en batterie contre la hauteur de Ballana, en profita pour jeter sur la rive gauche un fort détachement d'infanterielégère qui alla se placer dans un endroit abrité d'où 11 comptait sui'gir dès l'aube sur le flanc droit de CoUi. C'en fut assez pour décider celui-ci, inquiet déjà et indécis, à l'abandon des positions de San-Michele. Mettant à profit les ténèbres de la nuit, Colli se déroba et courut installer sa ligne plus en arrière surleshauteurs de Santa-Croce, du Brichetto et de Vico, qui forment, pour ainsi dire, le prolongement du plateau, à l'extrémité duquel est juchée la place de Mondovi^.

A l'aube du 2 floréal (21 avril)', des tirailleurs jetés vis-à-vis Lesegno purent passer à gué le Tanaro et la Gursaglia. Parvenus sur l'autre rive, ils latrouvèrentabandonnée. Les feux de bivouacs qui brûlaient encore attestaient seuls la présence récente d'une armée; mais pas un soldat n'était resté *.

A cette nouvelle inespérée, les colonnes françaises précipitent leur marche. Masséna, qui vient d'accaparer le premier convoi de munitions arrivé de Savone ^, se dirige sur Briaglia, se liant aux troupes du général Meynier. Celui-ci passe le pont de San-Michele, réparé par les habitants, traverse le village, occupe La Bicocca et longeant d'abord les collines de Briaglia, incline à gauche vers la brigade Pelletier. La division Sérurier débouche de Torre par le pont en bois de San-Antonio, le pont de pierre de Torre et parle gué en face de MoUine. La brigade Dommartin qui débouche de Lesegno, franchissant à 8 heures la Cursaglia, est à la droite,

1. D'après le c' Riistow (voir plus haut), Guieu aurait laissé une avant-garde le 19 au soir, au déboucliii du pont; d'après le récit de Martinel, ce n'est que le 20 au soir qu'il aurait fait passer un détachement sur la rive gauche. Le c' Krcbs, p. 420, place également au 20 dans l'après-midi, ce mouvement préliminaire de Sérurier qui n'aurait que ce jour-là expulsé de Torre les troupes légères piémontaises qui s'y étaient maintenues jusqu'alors.

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