C Krebs, p. 423 et 424; récit de Martinel (Arcli. fi
2. Le g»' Guieu se tint de sa persoanc. pondant le combat, à la casa Cliieiolc, sur la rive gauche de l'Ermena, au-dessus du Santuario.
que « même ceux qui y ont assisté », ne peuvent rendre compte de tous les détails du combat'. Tous les corps piéniontais sont mélangés dans un inextricable chaos auquel les chels sont impuissants à remédier.
Les soldats craignent d'être enveloppés par les colonnes de Guieu, de Fiorella et de Dommartin qui surgissent sur leur front et de tous côtés. Quelques-uns cèdent; leur fuite entraîne le reste et Colli lui-même est emporté par le courant hors de Costa, et hors de Vico. Au lieu de les reporter en arrière pour les y réordonner, Colli veut arrêter les fuyards au sortir même de Vico. Il ordonne aux Grenadiers-Royaux, postés sur une butte, de leur barrer le chemin, au besoin de faire feu sur eux. Cette menace, les reproches de Coni,en imposent aux premiers qui se présentent, mais les autres se jettent à côté du sentier, vers Boglio où des grenadiers tenaient encore. Ce ramassis de fuyards épouvantés se met soudain à tirer des coups de feu, au hasard, dans tous les sens, « produisant une confusion horrible », et finalement fuit à toutes jambes le long des pentes et sur les chemins^. Il est entre 1 heure et 2 heures de l'après-midi. Bellegarde se retire vers le Brichetto, pendant que le colonel Colli rallie ses chasseurs à la casa Viriglio, avec avant-garde à Blengin-Soprano.
Sérurier laisse le général Dommartin occuper Vico avec la seule 2o« demi-brigade, puis avec la biigàde Fiorella, il descend dans le vallon du ruisseau d'Otteria, le franchit sur une planche, assaille les chasseurs de Colli, solidement abrité à Canei, au pilone de Viru, dont il s'empare après un vif combat, où il marche, l'épée nue, au premier rang. Le général Guieu redescend de Vico, et suit les deux rives de l'Ermena sur Vasco, d'où il s'avance sur l'EUero par le revers de Mondovi, et sur Pasquero, Molina et Costa, rejetant en arrière du Brichetto le bataillon de La Tour et refoulant vers Li Gari, les bataillons de la Légion légère'.
Les colonnes deMeynierne sont pas restées inactives pendant ce vigoureux assaut de Sérurier. Massénase borneà occuper Niella, San-Michele, et couronne les collines de Briaglia. Meynier, après avoir laissé 50 hommes à la Bicocca, partage sa troupe en deux colonnes. Tandis que celle de droite, avec le général Miollis, chemine par Briaglia sur Carassone, il maixhe avec celle de gauche, commandée par le général Pelletier, au secours de Sérurier dont il entend le canon. A travers les champs et les vignes, sans chemin