‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 343 sur 622 · Ibidem · texte numérisé non relu

Ibidem

5. Deux bataillons de grenadiers Dichat, 510 h. au centre; deux bataillons de Varnx, 3U1 h. au ISoid ; deux bataillons de Cliiusano, 412 h. au Sud; un bataillon de La Tour, 282 li., à la croisée des routes, en arrière.

6. Le g»i Pinelli (p. 659) avoue les quatre pièces, mais nu parle pas des deux obusiers.

de Mondovi se placer sous les ordres du chevalier Dichat. Quant aux chasseurs de CoUi, refoulés par la brigade Fiorella sur Blengin-Soprano, ils s'étaient portés au hric dcUa Ciocca afin de contrarier le mouvement de la brigade Miollis sur Carassone. C'était l'élite de l'armée concentrée ainsi au Brichetto; chaque bataillon de grenadiers valait à lui seul autant que cinq bataillons de ligne'. C'était aussi l'unique groupe de l'armée sarde qui fût intact et n'eût pas subi l'action démoralisante des retraites successives de la matinée. Cependant les défenseurs de Vico, i-ecueillis au Brichetto, n'étaient revenus de cette défaite que désunis, leurs langs enchevêtrés, et assez vivement impressionnés. Les grenadiers de Cbiusano et de La Tour, sans avoir précisément combattu, avaient pris contact avec la brigade Guieu qui, dans sa marche sur Porta di Vasco, les avait l'cfoulés, par sa seule présence dans le vallon, entre le Brichetto et Santa-Crocc.

Les Français, animés de confiance et d'ardeur, se déploient en avant de la butte du Bricbetto. Sérurier, l'épée au poing, conduit l'attaque, à la tête de la brigade Fiorella, qui marche parallèlement à Meynier à la tète de la brigade Pelletier, tandis que Dommarlin déhouche de Vico. Le tir à mitraille de la batterie de six pièces, les feux de peloton posément ordonnés par Dicliat, n'empêchent pas les troupes de Sérurier de s'emparer du pilone deViru et d'en débusquer les Sardes. Mais les feux croisés du Bricbetto et de ■Viriglio contiennent ensuite, sures point, les progrès des Français. Ceux-ci, alignés au pied du Brichetto, « forment une ligne épaisse de tirailleurs, rangés en demi-cercle, qui criblent de balles les positions ennemies- », avec l'appui de deux pièces de montagne que Sérurier a fait braquer sur la butte de Mercato- Vecchio, pour contrebattre la batterie sarde. Bonaparte ordonne un second assaut ^ ; les colonnes de Meynier et de Sérurier se reportent avec entrain en avant et la lutte reprend avec une rare intensité. On se tire presque à bout portant*. Couverts parles halliers et les vignes qui tapissent les pentes du Brichetto, les grenadiers piémontais ripostent par des coups bien ajustés, malgré les pertes que leur inflige l'artillerie française *.

i. C'Rusto\Y, p. 106.

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