Récit du com"' Marlinel (Arch. G
u. Un officier d'artillerie sarde est tué; le capit"» Serafino Decaiulia, des grenadiers (Piiielli, p. 660, l'appelle Candia) est dangercusemint blessé et emporté du champ de bataille. Les chevaliers Cerrutti et Gianasso di Pampara, des f;renadiers ; le capit"» de Maistre, du régiment de Savoie, sont également blessés (récit du com"' Martinel; Arch. G.'l. D'après Martinel, un aide-major des Grenadiers-Royaux, nommé Perrin du Mont-Blanc, aurait été tué ; il y a sans doute là une confusion ; il pourrait bien s'agir du caiùt"» Perrin d'Athénas, tué l'avant-veille à Sau-Jlichele.
LesvaillaïUs Piémontais, inquiets déjcà de voir la colonne Guieu s'allonger derrière eux vers Breo, se troublent à l'aspect de leur première ligne qui « vacille ' » sous la poussée des Français. Ils sont ébranlés. Le brigadier Dichat s'en aperçoit; il s'avance avec quelques compagnies de grenadiers tenues en réserve. CoUi qui le voit, court à lui et s'écrie: « Où allez-vous, Dicbat? Vous perdez la tête-! » Celui-ci, qui juge clairement du péril, ne répond pas et vole à la rescousse de ses camarades. Déjà quelques intrépides soldats français, conduits par un officier, ont gi-avi les pentes du Briclietto. Ils parviennent jusqu'aux pièces et l'officier sabre les canonniers; les Français crient: « Les canons sont à nous ! » Dichat fond sur eux à la baïonnette, les renverse, les rejelle aii bas de la colline. Les Croates de Gyulai qui ont fui, le matin, dans les prés de Vico, se piquent d'honneur et se lancent à la poursuite des soldats de Meynier qui reculent jusqu'au pilone de Viru ^.
CoUi, tout occupé à obvier, sur la route de Mondovi, au pêlemêle résultant du flux et du reflux de ses troupes, joyeux des progrès de Dichat et saisissant avec à-propos ce moment de désordre chez les Français, prend un I)ataillon de Stettler qu'il joint à ce qui restait des Grenadiers-Royaux et les porte sur le Brichetlo. Il se met en personne à la tète des bataillons chassés de Vico c[u'il a réorganisés, fait battre la charge et se précipite sur les Français pour soutenir Dichat par une vigoureuse diversion*.
Cet héroïque officier, si remarqué déjà par sa valeur, l'avantveille, au combat de San-Michele, se maintient obstinr'ment sur le Brichetto, toujours au premier rang. Les Français cependant se sont promptement remis de leur échec. Ils ont pu transporter leurs canons jusqu'aux vignes en face du Brichetto et répliquent vigoureusement aux batteries sardes. Les Piémontais voient succomber presque tous leurs officiers ; le lieutenant-colonel La Boissière, du régiment de Chablais, la poitrine traversée, meurt sur le coup; le porte-enseigne Soubeiran tombe, blessé,