G»i Pinelli, p
4. Récit du com"t de Malausséna (Arch. de Breil), cité par le c' Krebs, p. 426, note 2.
La partie est perdue sans ressources. Colli, sur la grande route, avec le régiment des Gardes, suspend bien quelque temps la marche de la brigade Guieu, grâce à des prodiges de valeur. La perte duBiichetto rend tous efTorts désormais inutiles, et Colli ordonne au colonel Mussano' de se renfermer, avec son régiment des Gardes, dans la citadelle. Il espère que le général Déliera, commandant de la place de Mondovi, saura, avec ces vaillants Gardes, avec la petite troupe qu'il a déjà dans la ville, arrêter assez de temps la marche des Français pour lui permettre d'achever l'évacuation, de mettre à l'abri l'armée sur l'autre rive de l'Ellero, et d'aller lui aussi l'y rejoindre. Lui-même tente en vain de rallier les fuyards et de les reporter au combat ^
Quelques grenadiers, acharnés, se groupant autour de Chiusano, de Bellegarde, du major Cigliano, major du -régiment de l'intrépide Dichat, de l'officier d'état-major Agliano, cherchent encore à barrer la route aux fantassins de Meynier et de Fiorella; Agliano tombe, gravement blessé. L'arrivée d'une nouvelle colonne, sur leur gauche, au bric d'Odella, a raison de ces preux qui cessent enfin toute résistance et se replient en désordre sur la ville '.
Une fois maîtres du Brichetto, d'où l'on domine la citadelle, les Français n'ont plus rien à redouter. Cependant, dès qu'ils mettent le pied sur la cime du Brichetto, les batteries postées à Santa-Croce et à Li Gari; les pièces braquées sur les remparts de la citadelle, concentrent leur tir sur ce plateau si terriblement disputé. Retournant avec promptitude les six pièces piémontaises, les Français ripostent avec vivacité, lançant leurs boulets à pleine volée, jusque dans la ville*. En môme temps, dans la plaine, leiu's colonnes enveloppent les derniers défenseurs. Une compagnie du régiment de Chablais est prise dans la villa du comte de San-Cristino, au Meuji, malgré sa vigoureuse résistance. La