‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 345 sur 622 · RtJcit du corn"' Martiiiel (Aicli. G · texte numérisé non relu

RtJcit du corn"' Martiiiel (Aicli. G

avec le drapeau; deux sergents relèvent l'étendard; ils sont tués sur le corps du porte-drapeau. En dépit de leur ténacité, les grenadiers, que n'a pas rejoints le bataillon de Stettler qui s'est enfui, entourés par les rangs pressés des audacieux soldats de Meynier et de Sérurier, cèdent peu à peu du terrain'. Les demi-brigades françaises sont toutes massées contre le Bricbetto, c'est la 'Sd" et la 80*^ avecFiorella et Pelletier, la 69® avec Sérurier, la 20"= avec Dommartin ; la 12" provisoire et la 22« légère, le 2" bataillon de la 17'= légère avec Meynier. Toutes rivalisent d'ardeur, môme et surtout celles où sont incorporés les volontaires du Mont-Blanc, Savoisiens évadés de la monarchie piémontaise, adversaires aujourd'hui du drapeau sous les plis duquel ils servaient naguère avec tant de distinction.

Le valeureux Dichat veut retenir ses troupes et tenter un suprême efTort. Il tombe, frappé d'une balle au milieu du front, et expire entre les bras du sergent Franco, en murmurant: « Allez dire au général Colli que c'est ainsi que Dichat perd la tête ! 0 Noble vengeance d'un grand cœur!

Sa mort terrorise les grenadiers survivants; ils lâchent pied et le chevalier Merlini qui a pris le commandement, ordonne la retraite. Chiusano risque de vains efforts pour ramener à la charge ses soldats et tomber sur le flanc gauche de Sérurier; ils s'enfuient « avec une précipitation sauvage- » sur Breo. Rien ne peut arrêter leur fuite et ils ne reprennent haleine que sur l'autre rive de l'Ellero. Les canons sont abandonnés, sans môme qu'on pense aies enclouer 3, et Chiusano, suivi de 30 h. à peine, est contraint de se retirer sur Mondovi. « Les généraux déconcertés allaient et revenaient par le grand chemin, ne donnant plus d'ordres, ne se montrant nulle part pour réordonner les troupes *.»

1. G»' Pinelli, p. 660; récit du com"' Martine! (Arch. G.). Il n'en faudrait pas conclure que les Sardes se soient battus mollement. Le g*' Pinelli qui proteste avec raison contre cette accusation, la traite (p. 663) de fanfarluca, sornettes. Sornettes en effet ! malgré quelques défaillances isolées, l'ensemble de l'armée sarde se comporta couraseusement.

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