‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 350 sur 622 · G»i Pinelli, p · texte numérisé non relu

G»i Pinelli, p

d'une résistance plus longue, que de compromettre la retraite pour échapper à la captivité, mais en abrégeant de quelques heures la défense'.

Quoi qu'il en soit, il chargea un officier du régiment des Gardes d'accompagner le corps de ville, le vicaire général de l'évêché et un chanoine qui partaient en délégation présenter à Bonaparte les clés de Mondovi. Il était alors 6 heures 1/ïJ du soir*.

Avant que se produisît cette démarche tardive et en dépit des habiles temporisations de Déliera, la retraite de l'armée sarde avait couru le risque d'être gravement compromise. Le combat, éteint vers Mondovi, s'était rallumé avec une singulière vivacité sur la rive gauche de l'Ellero, en un dernier épisode, et avait donné lieu à un très court mais sanglant engagement de cavalerie.

Bonaparte, avant que le Brichetlo fût emporté, désespérant do triompher de la résistance des Piémontais par une attaque de front, avait prescrit au général Stengel de passer l'Ellero et, une fois sur l'autre rive, de revenir à fond de train sur la rive droite, tomber sur le flanc et les derrières de l'ennemi =*. La précipitation de Colli à se retirer déjoua involontairement cette combinaison. Le vigoureux Stengel a passé le Tanaro à 11 heures du matin, à la hauteur de Niella, en aval de Lesegno, et amené les cavaliers de ses quatre régiments à Briaglia, par la Bicocca, où ils passent vers 9 heures *. Il reçoit, à Briaglia, l'ordre de Bonaparte de se porter vers l'Ellero. La brigade Miollis l'a précédé dans cette voie, vers Carassone, mais elle a dû ensuite converger sur le Brichetto avec les autres colonnes de Meynier et de Sérurier. Stengel, accompagné du capitaine Roize S remonte un peu au nord de Briaglia jusqu'à Testi d'EUero ".

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