‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 352 sur 622 · C'Krebs, p · texte numérisé non relu

C'Krebs, p

Bo.N. 2.T

Il n'a avec lui que 200 dragons des 3' et 20- régiments', dont les chevaux sont très fatigués par les mauvais chemins qu'ils viennent de parcourir. Levés dès l'auhe, les dragons sont en selle depuis les premières heures de la matinée ; ils ont été, vers 4 heures du soir, jusqu'aux redoutes de Mondovi, puis ils ont appuyé sur l'Ellero, sans descendre de cheval.

Stengel découvre un gué, en amoiit de Testi, à Cassanio, près de la casa San-Quintino et de la cascina GaA'azza, le passe, après avoir laissé une réserve à la chapelle San-Nicola, etdéhouche sur la rive gauche. Il remonte le long de l'Ellero entre les canaux Boggio, Branzolla et la rivière. De là, il remarque le désordre affreux qui régnait dans l'armée sarde en retraite. Le découragement, la fatigue, la faim étaient à un tel degré dans cette confuse agglomération que « quoi que Stengel eût tenté, tout eûtprohablement réussi* »,

Il était parvenu près de la chapelle San-Pô, quand 11 s'apprête à charger, plutôt pour porter la terreur à son comble dans ce troupeau humain que pour atteindre le Peslo et lui couper la retraite. Stengel s'arrête alors. Un groupe de cavalerie s'avançait d'ailleurs à sa rencontre.

L'infanterie piémontalse était au repos, les officiers s'efforçant de rasscml)ler leurs hommes. Le brigadier Clvalero, en apercevant les dragons de Stengel, fait en toute hàle lever ses soldats et les réunit en colonne. Il jette en avant deux bataillons de la Légion légère qui, formés en carré, avec des tirailleurs sur leurs flancs, l'un avec le lieutenant-colonel chevalier BcUegarde, l'autre avec le major Santi, s'apprêtent à recevoir le choc et à suspendre la marche des cavaliers français ^ Mais la cavalerie piémontalse qui, postée à Carassone, y protège la retraite, a aperçu aussi le mouvemen t de Stengel. Elle brûle du désir de semés urer avec les cavaliers ennemis, ce qu'elle n'a pu faire depuis le début de la campagne*.

Le marquis de Chaffardon^ colonel en second du régiment des

1. 100 ou 150 dragons, d'après le c' Krebs, p. 427; mais le récit de Martinel dit 200. Le g"' Pinelli (p. 664) accorde à Stengel 600 h., après avoir dit (p. 663) que les dragons piémontais mirent en fuite tout un- régiment de liussards. Riistow (p. 105) dit 1,000 cavaliers, et Napoléon, à Sainte-Hélène, donne aussi un millier de chevaux à Stengel. C'est l'effectif total de ses ciuatre régiments, mais il n'avait avec lui que la valeur de deux escadrons, soit 150 à 200 chevaux. Le général Beaumont témoigne ([u'il est arrivé trop tard pour poursuivre les fuyards, et que sa cavalerie, " depuis '6 heures du matin sur pied ». était très fatiguée. (Beaumont à Beitliicr; de la plaine de Mondovi, 21 avril; Arcli. G.)

Page 1