G"' Pinelli, p
5. 11 était d'oiigiue savoisienne, et était allié à la famille d'Oucieu qui compte encore des représentants aujourd'hui dans l'armée italienne. Le major Chevelu était aussi un Sa\Ojard.
dragons du Roi, accourt avec le major Glievelu, et dépasse les carrés d'infanterie légère. Cet officier supérieur, plein d'initiative et de courage, n'a sous la main que 125 dragons' ; le reste surveille les ponts de Breo. Il partage ses cavaliers en deux groupes, comme Stengel l'a fait de son côté; il entraîne l'un et confie l'autre au comte Corde di Pampara. Stengel, formé en deux échelons, appuie sa gauche à un bouquet d'arbres, et s'avance jusqu'auprès de la chapelle du Christ, où le terrain s'aplanit et s'élai'git ; il se trouve face à face avec Cliaffardon^. A la vue des dragons piémontais, Stengel s'arrête, soit fatigue des hommes et des chevaux, soit que sa vue basse l'empôche de calculer le nombre des ennemis , soit qu'il ne puisse imaginer qu'il y ait encore, chez les Sardes, « un ofûcier capable d'un trait de vigueur^ », soit enfin que voyant de loin déboucher un escadron du 20'' dragons, il croie à l'arrivée imminente du général Beaumont et compte sur un sérieux renfort avant de charger*. Contre son habitude il attend la charge de pied ferme, au lieu de voler au-devant.
Le colonel ChafTardon s'approche seul pour reconnaître la cavalerie française ; il s'approche si près qu'il fait feu sur elle de son pistolet et essuie le sien^. A son signal, ses d2o dragons s'ébranlent, sabre haut, par échelons, et abordent les dragons français du 5*^ régiment. Ceux-ci reculent jusqu'à un ravin ; le chef d'escadron Trouble roule blessé de trois coups de sabre". Stengel furieux, se met à la tête de l'escadron du 20"= dragons' amené par le commandant Boussard^ et conduit lui-même la charge sur l'escadron des dragons du Roi. La mêlée est rapide et violente. Un combat singulier s'engage entre Stengel et le brigadier Berteu qui croisent le fer. Berteu est blessé au visage, mais Stengel
1. 2° et 5" escadrons des dragons du Roi; les l" et 3" escadrons surveillaient les jKiLits de Borghclto et Pian del Valle, prés de Breo; les dragons de la Reine étaient liliis éloignés [c' Krebs, p. 427, note 1). Le g"i Pinelli (p. 6lJ4) proteste avec raison .contre l'erreur commise par Joniini qui (t. VIII, p. 95) jiorte ce fait d'armes à l'actif des dragons de la Heine. Par contre, il évalue à 300 le nombre des dragons qui cliarïércnt avec le c' Chatlardon ; le récit de Martiuel dit bien i2u dragons.