‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 36 sur 622 · Cl Riistow, p · texte numérisé non relu

Cl Riistow, p

T). C Riistow, p. 31 et 32 ; le capil»* J. C, p. 261, dit39 bataillons de 7O0 h., dont IS en ligne, à la date du 22 mais. — Dans une dépêche de Bâcher, 1" secrétaire interprète de la République française h Bà'.e, au ministre de la guerre, 5 mai 111)6 (Arcli. G.) ce nombre est fixé à 37 bat&illons et 20 escadrons seulement. Voir aux annexes.

6. Bonaparte au Directoire, 6 avril (Arch. G.). — Clausewitz compte 32,000 h. et 148 canons; 1" c- t'Iebani, p. 12, en évalue le nombre à 4:j,000 h., tant d'infanterie que de cavalerie, groupés en 42 bataillons et 44 escadrons, et à 140 canons ; Umberto Silvagni. t. Il, p. 313, dit3o,000 h. et 140 canons, y compris la cavalerie napolitaine. Dans Victoires et conquêtes, p. 108, on dit que Beaulieu avait 43,000 h. et 3.3,000 en réserve ; Daru (t. V, p. 439) compte 40,000 Autrichiens, 30,000 Sardes et 4 ou 3,000 cavaliers napolitains.

était formée de bataillons de 6 compagnies chacun, 2 compagnies de piquiers au milieu et 4 compagnies de mousquetaires, groupées deux par deux en divisions '. Forts, sur le papier, de 900 h., ces bataillons n'en pouvaient guère en moyenne aligner que 700 et les 33 escadrons, comptés chacun pour 200 chevaux, n'en oflVaicnt guère que 130 ^ Il y aurait donc eu, d'après celte évaluation qui paraît exactement établie, 24,500 fantassins et 4,290 cavaliers, soil un cavalier pour six fantassins.

L'artillerie pouvait mettre en batterie 148 canons^ tirant assez bien, mais peu mobiles, défaut commun au surplus à toute l'armée autrichienne. Il y avait en plus, des pièces régimentaires, comme dans les bataillons de volontaires français. Chaque bataillon traînait en effet avec lui deux pièces légères qui devaient se placer entre les intervalles; 2,000 canonniers environ servaient cette artillerie ; c'était donc un total de 30 à 32,000 Autrichiens *.

« En somme, cette infanterie était lourde, mais tenace, bien moins apte à la guerre en pays de montagne qu'à celle de raso campagne s. »

La cavalerie « passait pour être excellente " » ; elle avait, comme aujourd'hui du reste, la plus éclatante réputation. L'Autriche était orgueilleuse de ses cavaliers et les vantait non sans quelque ostentation. Elle assurait que silesFrançaisdescendaient dans les plaines du Piémont, pei'spective de nature à enchanter leur alliée, l'armée sarde, ils y seraient sûrement anéantis par les cavaliers autrichiens'. Mais pour si bonne que fût leur cavalerie, cet amas de chevaux presque égal en nombre, en tant qu'unités de combat, à l'infanterie (33 escadrons pour 35 bataillons), constituait plutôt un désavantage. Peu utilisable en terrain accidenté, une cavalerie si nombreuse, hors de toute proportion avec le reste de l'armée, ne pouvait qu'en gêner les mouvements. Tel fut le cas cette fois, et Beaulieu n'eut que fort peu l'occasion de se servir de ses brillants et invincibles cavaliers >*.

La superbe cavalerie napolitaine, tant prônée et à juste titre, ne vit naître elle aussi, qu'une seule circonstance où elle put sa

1. Soit une division de piquiers au milieu et deux divisions de mousquetaires sur les flancs.

Page 1