Colli à Bonaparte, 23 avril 1796 (Arch. G
2. Roiiapaite au g"' Colli; de Garni, 23 avril 1796 (Arcli. G.]. On s'explique peu cette jiartie de la réponse de Bonaparte, puisque Colli ne touchait en rien la question de la paix, mais seulement celle d'un armistice.
dans le fond. Il n'oublia pas en terminant de signaler que ce but était» conforme aux vrais intérêts » de la Cour, et qu'en n'acceptant pas sa proposition « très modérée », on s'exposerait à voir fondre sur le Piémont « les malheurs de toute espèce qui le menacent '».
Son aide de camp, le colonel Murât, fut chargé de porter, le 24, cette réponse au quartier général de ColliàFossano. L'ambassadeur était heureusement choisi ; ce Gascon bel homme et beau parleur, fit impression sur ses interlocuteurs qui trouvèrent qu'«on ne peut être plus poli, plus aimable et avoir une plus belle tournure ^ ».
Colline voulut pas prendre sur lui d'adhérer à cet te proposition « très modérée » qui livrait le royaume à la merci du jeune vainqueur et ne put que la communiquer à Turin. Il n'avait du reste pas perdu tout espoir. Depuis sa retraite de Mondovi, il avait en effet tenté de donner plus de cohésion à ce qui lui restait d'armée, en la groupant à Fossano en quatre divisions de 1,500 h. chacune ^, avec l'avant-garde du colonel Colli à La Trinita *. S'appujant à gauche sur Cherasco, à droite sur Coni, l'armée sarde qui ne comptait plus guère que 10,000 h. % s'étendait sur une ligne stratégique, assez bien choisie pour garantir la capitale, mais d'une longueur de près de 47 kilomètres*, qui eût exigé la présence de plus de 30,000 soldats. Colli ne se dissimulait pas les vices de sa position, la meilleure cependant, ou la moins mauvaise, qu'il piit prendre en celte occurrence, s'obstinant toujours dans la pensée d'une liaison possible avec Beaulieu, ce qui le forçait à