‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 377 sur 622 · G' Krehs, p · texte numérisé non relu

G' Krehs, p

7. D'abord les deux régiments de cavalerie, La PiCine et Ghablaîs-Dragons, puis riiilanterie disposée dans le chemin couvert: bataillons de Genevois, Verceil, Ac(|ul, Lelgiojoso, Groates, deux compagnies de grenadiers Strassoldo et Belgiojoso (G' Krebs, p. 432, note 4, et p. 433).

8. Le g»' Pinelli, fixe à H heures l'entrée des Français, après une canonnade de deux heures (p. 677).

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réunit aussitôt un conseil de guerre, à la vue du départ de Brempt. Lavis le plus pusillanime l'emporte, comme toujours en pareil cas, et l'évacuation immédiate est décidée. Elle s'opère si précipitamment que l'on oublie môme d'enciouer les canons et que Masséna survenant, à l'appel de la municipalité, n'a qu'à les retourner pour empêcher les Piémontais d'achever la destruction du pont de bateaux sur la Stura, qui, tôt réparé, put être utilisé le surlendemain ' . Bonaparte accourt aussitôt y placer le quartier général.

Tout ne devait être que malheur pour les Sardes dans ces tristes jours. C'est au moment où Brempt, en retraite, atteignait les hauteurs de Bra, qu'un courrier vint annoncer la marche de Beaulieu sur Cherasco. CoUi voulut alors reporter Brempt sur la ville évacuée, et s'y porter lui-même avec l'armée, mais il était trop tard et « pour la reprendre, il eût fallu l'assiéger ^ ». Le destin s'acharnait après l'inlortuné Piémont, le destin ou pour mieux dire Beaulieu, qui, après avoir laissé honteusement écraser son allié, n'esquissait un mouvement pour le dégager qu'à l'heure où celte tentative ne pouvait plus être utile'.

A l'autre extrémité de la ligne de ColU, les événements, dans cette journée du 25 avril, n'avaient pas pris une tournure plus favorable. Sérurier avait débouché, dans la matinée, devant Fossano où il engageait l'action contre la petite arrière-garde laissée dans la place par k général CoUi, sous les ordres de son homonyme, le colonel Colli*. A la vue des troupes françaises, les habitants supplièrent le colonel Colli de s'éloigner pour ne pas attirer sur leur cité les ravages de la guerre. Colli répondit sèchement qu'il avait ordre de tenir ferme et qu'il obéirait, fût-ce

1. 11 y avait 7G0 h. et 30 canonniers (c' Kiebs. p. 433). — On a prétendu (le p. Piuma, p. 58 ; Landrieux, p. 56) que ce gouverneur, ami et compatriote d'Haller, îui en avait ouvert les portes. Le fait est d'autant moins probable que c'eût été une trahison gratuite, car la retraite seule de Colli suffisait |)Our mettre la place à la discrétion des Français. Les coups de canon, d'après ces auteurs, n'auraient été qu'un signal pour avertir les Français qu'ils pouvaient entrer. Rùstow place à tort au 26 avril l'occupation de Cherasco. — Marmont raconte qu'il était venu examiner la place avec 100 hussards, poussant sa reconnaissance ,jus(iu'à 80 toises. « Tandis que j'étais à faire mes observations, on m'a tiré queUpies coups de canons à mitraille qui ont tué l'ordonnance (|ui m'accompagnait et qui s'était placé derrière moi; je l'ai regretté, c'était un brave homme. » (Marmont; lettre à son père, Mémoires, p. 317.) Il ajoute : « Nous allions brûler la ville, mais les habitants ne s'en sont nullement souciés ». La canonnade ne fut donc pas aussi inofl'ensive que se plaît à le dire Piunia.

2. Costa de Beauregard, p. 331 ; c'est le seul récit qui fasse mention de la coïncidence de la retraite de Colli et de l'otfensive de Beaulieu.

3. Il est injuste toutefois de qualifier de « stupide » — stolida, comme le dit Pinelli. p. 673, — la résolution de Beaulieu. Le mouvement était tardif, incomplet, mal conçu, mais en soi, il avait sa raison d'être.

4 Son avant-garde à La Trinita, devenue ainsi l'arrière-garde, avec mission d'évacuer sur Coni les magasins de Fossano. Elle comprenait les chasseurs de Colli, des chasseurs-francs, etc. (voir ci-dessus, p. 414, note 4). Pinelli (p. 677) ne parle que de quatre compagnies et quelques pièces.

au prix de la vie. Les liabilants implorèrent alors la pitié de Sérurier alléguant que de malheureux citadins qui aspiraient à céder ne pouvaient être rendus responsables de l'obstination d'un seul homme. Sérurier répondit qu'il accordait une demi-heure aux Piémontais pour évacuer la ville, mais que, passé ce délai, il commencerait le feu. Colli resta inexorable. L'artillerie française ouvrit le feu, dirigeant toutefois ses projectiles, non sur les maisons, mais sur les défenses extérieures, par un calcul habile qui (ouclia la population. Ce bombardement anodin continua tout le jour. Aux approches de la nuit, le colonel Colli reçut du général en chef l'ordre d'évacuer Fossano en emmenant ses pièces. Il se replia alors sur Savigliano. Mais à son insu, quelques-uns de ses soldats voulurent, avant de quitter Fossano, faire main basse sur les magasins des Juifs. Les habitants Indignés se saisirent des retardataires et les livrèrent à Sérurier qui leur infligea un cbàliment méi'ité '.

Ainsi, à sa gauche comme à son centre et à sa droite, Colli cédait sous l'irrésistible poussée de Bonaparte, et l'entrée d'Augereau à Alba, le lendemain, allait semer dans son esprit des germes d'inquiétude d'un autre genre. La retraite générale s'imposait dès le soir du 25 avril, s'il ne voulait pas se laisser gagner de vitesse sur la route de Turin, et il se résigna à ramener toutes ses troupes autour de Carmagnola.

Celte retraite, par un temps affreux, fut lamentable. Elle dut s'exécuter la nuit, afin de dérober aux Fi'ançais le mouvement de flanc accompli devant leurs lignes. La cavalerie, qui couvrait le mouvement, et une division d'infanterie purent seules suivre la grande l'oute qui, par Cervere, gagne Bra en longeant la Stura. Les autres divisions qui devaient emprunter la route plus à l'Ouest par Tetti Botta, Marene, la Madonna del Pilone, Foresto et Caramagna, errèrent toute la nuit dans la boue, par des sentiers défoncés, se jelant à travers champs, au milieu des vignes, sous une pkiie mêlée de neige. Une partie s'égara et vint donner sur Bra où la cavalerie de Brempt couvrait la retraite avant de se retirer par San-Fre et Sommariya Bosco sur Carmagnola où Colli l'avait devancée. Le l'cste débandé, transi, harassé, se traîna en désordre jusqu'à Carmagnola où l'on arriva par bandes dans la matinée du 26, laissant en arrière des files de traînards dont le triste défilé dura tout le jour-.

1 . r,»' Pinelli, p. 677 et 678 ; c' Rûstow, p. 109. Ces deux auteurs placent à tort au 26 avril, roccupation de Fossauo. Les troupes sardes avaient riposté au feu des Frnni'ais, ciir le sous-licut' Curnillon, de la 22» létrère, fut blessé devant Fossano.

2. Récit du com"' de Malausséna, cité par le c' Ivrebs, p. 434, note 3,

A l'annonce de cette débâcle, Beaulieu, qui n'avait dû céder qu'à regret aux instances de Revel et du marquis Silva, et aux injonctions plus pressantes de son honneur militaire, suspendit la marche à peine ébauchée de ses avant-gardes sur Nizza et San-Stefano. C'était encore une fois l'une de ces offensives tronquées dont il avait fourni tant d'attristants exemples.

Quand Bonaparte apprit, assez tard le 26', le timide essai d'offensive de son vieux rival, c'était déjà fini; la velléité d'agir avait été aussi vite réprimée que lentement amenée. Il se félicita toutefois d'y avoir paré par avance, en confiant à La Harpe sur les collines du Belbo un noyau de forces suffisant pour permettre à celui-ci dé soutenir un premier choc et, pour qu'il pût luimême, en cas de l^esoin, accourir avec le reste de ses divisions. Si la précaution fut inutile, elle n'en avait pas moins été pleine de sagesse, et d'ailleurs La Harpe allait pouvoir, grâce à sa position, avec l'appui d'Augereau, diriger ses efforts contre Acqui, contre Beaulieu, si la paix avec le Piémont n'intervenait pas à temps pour contraindre à une retraite volontaire le général autrichien ^.

Le matin du 26 avril (7 floréal) lorsque Bonaparte eut constaté la disparition totale, en avant de Cherasco, des troupes de CoUi, il ne se laissa point entraînera leur poursuite. Massénaeut ordre de ne point francliir la Stura, où Dujard jetait en hâte un second pont, et il employa la journée à remettre de l'ordi'e dans ses colonnes ^. Puis comme on ignorait l'avortement des essais d'offensive de Beaulieu et qu'on ne pouvait encore supposer que les Autrichiens ne risqueraient pas un suprême effort, Bonaparte fit passer la Stura à Fossano, par la plus grande partie de la division Sérurier, se liant ainsi plus étroitement avec elle, sauf toutefois la brigade Fiorella, portée ce même jour à Morozzo, où elle était destinée à assurer la jonction prochaine avec les divisions Alacquard et Garnier *.

1. Dans une lettre à La Harpe, datOe tlu 26, il lui demande des renseignements sur la position de Beaulieu, à Acqui et sur ses mouvements (Arcli G.).

2. C'était, du moins, la pensée de Bonaparte, qui une fois la jonction de Victor avec La Harpe accomplie, autorisait La Harpe à faire un mouvement sur Acqui (Bonaparte à La Harpe, 26 avril 1196; Arcli. G.).

3. G"est ce jour-là que l'on fusilla le sapeur Latouclie. Urgel et Lefort furent fusillés le lendemain; Kigolle, cinq jours apiés.

4. Bonaparte à Sérurier, à Fiorella, 26 avril 1796 (Arch. G.).

Tandis qu'il retenait ainsi et concentrait ses divisions, ajournant leur marche afin de mieux l'assurer, il précipitait au contraire le mouvement sur Alba Pompeia de la division Augereau, mouvement amorcé déjà le 25 au soir, à l'appel même de la population républicaine de cette petite ville.

Il était notoire, et le gouvernement sarde lui-même ne l'ignorait pas', que les idées démocratiques comptaient à Alba déplus nombreux partisans qu'en aucune autre cité du Piémont. Le chef du parti patriote, Ignazio Bonafous, depuis longtemps proscrit en Ligurie, n'avait pas cessé d'entretenir des relations épistolaires avec ses concitoyens au vu et au su de tous ; il est même probable qu'il put venir en secret, à plusieurs reprises, conférer avec eux -.A Gênes, il entretenait d'étroites relations avec les représentants de la France.

Quelque peu de goût que Bonaparte éprouvât personnellement pour les réfugiés politiques piémontais qui l'avaient assailli de leurs offres de service, dès son arrivée à l'armée ■\ il avait compris quel renfort puissant ses opérations militaires rencontreraient, si les populations venaient y mêler leurs propres aspirations et leurs efforts. Avant de quitter Paris, il avait longuement causé avec Geracchi et Buonarotti; depuis, il avait reçu d'eux des lettres, des notes, voire môme des plaintes *, et une fois à Nice, il s'était, malgré ses répugnances, abouché avec les principaux proscrits piémontais ^ Il ne faisait d'ailleurs en cela qu'imiter le général Schérer, son prédécesseur, qui avait adopté, un peu par ordre du Directoire, un plan rédigé par les transfuges Campana et Rusca''. Après son entretien avec ceux-ci à Nice, il avait laissé

1. II en étaitaverti depuis le 10 juin 1794, par le commandant de la place d'Alha, le brigadier Giuseppe Francesco Sisnoris di Buroazo (G. Robert! : Il citladino Ranza, p. 81).

2. Ses menées étaient dénoncées par des lettres du comte Nomis de Cossilla des 13 et 27 fév. 1796, mis en éveil par les délations d'un certain Felice Derossi qui lui (lonnait les noms des jirincipaux conjurés. (G. Koberti, p. 82, et IJianclii, t. II, p. U38.)

3 Voir ci-dessus, cliap. 111, p. 181, et cliap. IV, p. 189.

4. Note de Buonarotti et Celentany (?) au Ministre des Relations Extérieures, signalaut que les patriotes piémontais sont prêts à appuyer les Fiançais, mais que la conduite de quelques agents les indispose; qu'ainsi dans la vallée d'Oneille on a remplacé un gouvernement provisoire par un gouvernement tout à fait militaire; si ce système prévaut, le peuple ne pourra aimer ni aider ses libérateuis; note transmise à Bonaparte (Classée au 14 avril 1796; Arch. G.). Note de Gédéon Muzio (Arcli. G.).

ij. Voir ci-dessus, p. 181.

6. C'est du moins le capit°« Biadelli, aide de camp de Masséna, nui l'aurait dit (Tliuou de Revel, p. 333). — Biadelli n'était pas aide de camp de Masséna, mais adjoint à l'adjud»' g»' Francesclii. Rusca était le général bien connu; Campana devint ensuite général et préfet. Tbaon de Revel écrit Bradclli.

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plus volontiers Saliceti, et aussi le général Rusca, poursuivre l'intrigue avec Gaula et Siclo '. Il y avait môme eu antérieurement, le 18 mars, à Porto-Mauiizio, une réunion entre Saliceti et ces derniers, en présence du général Rusca, où l'on avait décidé l'envoi d'uue colonne par la vallée du ïanaro, d'une autre sur Montezemolo, d'une troisième sur Alija, avec mission, pour effrayer les paysans, de brûler les villages, Rusca estimant que le feu lui ferait trouver plus de partisans que la douceur. Au cours même de la conversation, Gaula avait reçu deux hommes déguisés en paysans qui apportaient d'Alba des dépêches volumineuses dont on fit la lecture à haute voix, et qui témoignaient que les Français avaient de nombreux partisans à Asti, Verccil et Alba ^

Dès les premiers succès de l'armée, Bonafous était accouru au quartier général, guidant, renseignant Saliceti. Il n'est pas téméraire de supposer qu'il aida Rusca dans ses tentatives à Geva et à Mondovi où il ne devait pas être un inconnu. D'autres l'éfugiés piémontais, et non des moindres, tels que Ranza et Baratta, s'étaient joints à lui. On avait même, par un étrange hasard, eu la bonne fortune de faire prisonnier à Mondovi un certain Vincenzo Marchelti, caporal-major au régiment d'Asti, patriote signalé, et réclamé comme tel par Ranza et Bonafous; aussi l'avait-on laissé eu liberté pour coopérer à l'œuvre de propagande chez ses compatriotes ^.

Bien que Saliceti lui-même demeurât presque aussi sceptique que Bonaparte au sujet du fonds qu'il convenait de faire sur les promesses des réfugiés piémontais, et qu'il écrivît nettement que le Piémont n'était « pas mûr pour une révolution... que le peuple y était trop mou, trop servilement prosterné devant le roi, les nobles et les prêtres...* », il n'en liait pas moins partie, à tout événement, avec ces proscrits, un peu turbulents et déclamatoires assurément, nn peu trop prompts aux illusions, mais dont la sincérité ne saurait faire doute. Leur rôle dans Alba fut réellement des plus efficaces et n'aurait pas manqué d'atteindre de plus grandes proportions si la paix avec le roi de Sardaigne n'avait étouffé dans l'œuf leurs espérances patriotiques.

Gelui qui, avec Bonafous, fomenta la révolution d'Alba, Jean- Antoine Ranza, était loin d'être un agitateur vulgaire, et si Bonafous pouvait être qualifié de « démocrate exalté ^ », Ranza méri-

1. Costa de Beauretrai-d, p. 31 i; Tliaon de Revcl, p. 333, les appelle Colla et Picco.

2. Costa de Beaiiregaid, p. 314 et 31u; Tliaon de Revel. p. 333.

3. Ordre au commandant de i)lace de Ceva; 22 avril 1796 (Aich. G.).

4. Saliceti au Dircctuire, 2U avril 1796 (Arcll. G.). b X.-B Saiutiuc, p. 416.

tait un jugement moins sévère que celui qui le représente comme un. « liomme de bien, assez versé dans les lettres, mais sans fixité dans les idées' ». Il demeura, au contraire, fidèle jusqu'à son dernier soupir aux doctrines de toute sa vie. Seulement ce n'était pas un homme d'action, un homme de gouvernement. Noircir du pai)ier, haranguer les foules, organiser des banquets, c'est à cela qu'excellait ce petit vieux, chétif, imberbe et pâle, à longs cheveux roussàtres et grand chapeau, mal vêtu, rôvaiit tout éveillé à d'éternelles conspirations-, gesticulant, déclamateur, plutôt qu'énergumène, point féroce malgré ses études sur le perfectionnement de la guillotine et ses perpétuelles dénonciations. Il n'était ni méchant, ni déprédateur, mais facile à l'entraînement, et point du tout le « coquin fieffé^ » qu'on a dépeint. Tour à tour, professeur de rhétorique, journaliste et imprimeur ù Verceil, sa ville natale, il s'y était placé au premier rang du parti libéral, répandant livres, brochures et journaux révolutionnaires. R^^'fugié à Lugano sous une menace d'arrestation, puis à Gênes, il passa en Corse en 1791, s'y môla à l'agitation des clubs et y connut peut-être Saliceli et Buonarolti, proscrit de Toscane. C'est là qu'il s'éprend de la France et de la République. Aussi quand Nice est conquise par les Français, il court s'affilier au club patriotique qui se tient au couvent des Dominicains; il y rédige un MonUeur italien qui s'imprime à Monaco ; il s'intitule « le sanculot » Ranza ; on le surnomme « l'ami du peuple ». A Gènes où il retourne ensuite, il se lie avec Tilly, avec Villars et avec Cacault; il se fait l'agent de Faipoult. Avec Bonafous, avec un ancien maître de poste de Verceil, Jean-Alberto Rossignoli, avec le Turinois Carlo Trombetta, il entretient l'agitation révolutionnaire en Piémont et témoigne de tant d'exaltation, malgré ses cinquante ans sonnés, qu'il est emprisonné. Relâché, malade, redevenu libraire, sans renoncer pourtant à la politique, il avait pénétré en Piémont avec le Milanais Giacomo Scuri et un officier français déguisé, afin d'y annoncer la venue prochaine de l'armée libératrice. 11 rôdait depuis plusieurs jours avec Bonafous dans les environs d'Alba, quand f armée de Bonaparte entra dans Cherasco*.

C'est à leur instigation sans doute que, dès le 23, en apprenant l'évacuation par Signoris du poste de Santa-"Vittoria, les habitants d'Alba refusent de laisser détruire leur bac sur le Tanaro et

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