Costa de Beauregard, p
2 heures, et que si je n'ai pas la certilude que Coni sera remis dans mes mains avant la fin du jour, cette attaque ne sera pas difTérée d'un moment ; » puis, sèchement :
« Il pourra m'arriver de perdre des batailles, mais on ne me verra jamais perdre des minutes par confiance ou par paresse '. »
Bonaparte, qui s'essayait là dans ce rôle de comcdiante-lraffediante qu'il sut jouer si à-propos, se retira à l'écart laissant les envoyés sardes en tète-à-tète avec Berthier et Murât, qui, ajouta-t-il, leur feraient connaître « la volonté du gouvernement français * ».
Pendant l'entretien, Bonaparte se promenait de long en large, arpentant la chambre sans mot dire, tandis que les officiers des deux armées débattaient les termes des articles de l'armistice, tels que Bonaparte les avait délimités dans la minute apportée le 24 par Murât à Fossano. Sur ce terrain l'examen ne pouvait être long, et Vaimii.stie, comme le dit à plusieurs reprises Bonaparte dans son jargon corse *, l'amnistie n'avait qu'à être signé tel qu'il l'avait rédigé. De La ïour épiloguait encore, lorsque survinrent de Turin deux aides de camp envoyés pour savoir où en étaient les préliminaires. A leur aspect, Bonaparte fit remarquer sardoniquement au général piémonlais que son roi paraissait plus pressé que lui d'obtenir une suspension d'armes. De La Tour atterré, renonça à la lulte et souscrivit à toutes les condilions de l'implacable vainqueur '. A 2 beures du matin, l'armistice était signé. Comme toujours, « les battus paient l'amende* ».
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« A peine fut-on d'accord que le chevalier de Seyssel partit en toute diligence pour en apporter la nouvelle au roi et obtenir de Sa Majesté J'ordre de remettre Coni et Tortone au vainqueur*^. »