‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 40 sur 622 · CHAPITRE n · texte numérisé non relu

CHAPITRE n

I. Bonaparte ; son passé, son gcSnie. — II. Ses projets et ses plans. — HT. Berthier Masséna ; Augereau ; Sérurier ; La Harpe ; Mejnier ; Garnier ; Maequard. — IV. Artillerie et génie : Dujard; Vital ; Cliasseloup. — V. La cavalerie : Stengel ; Kilmaine et Beauniont. — VI. Saliceti et Garrau, commissaires du Directoire. — VII. Les aides de camp : Jiinot ; Le Marois ; Marmont ; Murât. — VIII. L'ëtat-major ; Gauthier; VignoUe. — UX. Les services administratifs: Sucy; Chauvet ; Lambert. — Les fournisseurs ; Hallcr. — X. Les généraux ennemis : Beaulieu ; Argenteau ; CoUi, Costa, Provera,

Si, pour vaincre, une armée a besoin de trois puissances morales, au dire du grand stratège psycliologiste': l'entliousiasme, les vertus militaires et le génie du chef, l'armée d'Italie allait les posséder toutes trois à un haut degré. Elle n'avait pas encore laissé s'éteindre l'enthousiasme des grands jours de la patrie en danger, bien qu'il se fût légèrement refroidi. Ses vertus militaires se développaient et se consolidaient chaque jour davantage ; enfin, allait saillir pour elle en la personne du général Bonaparte, celui qui devait le mieux incarner en lui la Révolution et ses soldats, parce qu'il était « par ses instincts essentiels, tout peuple et toute armée». « 11 est le général qu'il faut à cette armée étrange -. » Rien ne devait l'arrêter dans sa marche, parce que « ni les troubles du cœur, ni les scrupules de la conscience ne gênent en lui la raison d'État, unique règle de ses actes » *. «Assez imprégné du génie français pour comprendre la pensée populaire et être

^. Clausawitz, t. I'"", p. 29 et 30; traduction du lieut'-c' de Vatry.

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