Mb. Sorel, t. II, p
5. <■ Jeune, jolie tournure, bien fait, figure pas très avenante, criblé de blessures, élégant, de beaux chevaux, do belles voitures, la plus belle d'Italie. » (Notes du g»i Desaix, Arch. G.)
6. Chez Lannes, le courage l'emportait d'abord sur l'esprit ; mais chez lui l'esprit montait chaque jour pour se mettre eu équilibre. Il était devenu très supérieur (|uand il a péri : « Je l'avais pris pygmée, je l'ai perdu géant. » (Mémorial de Sainte-Hélène, 4-5 décembre 1815) ; voir aussi 27 janvier 1816 : « Il n'avait été longtemps qu'un sabreur, mais il était devenu de premier talent. » — « La première fois que je distinguais Lannes, ce n'était qu'un ignorantaccio. Son éducation avait été très négligée. Néanmoins il acquit beaucoup ; et pour juger de ses progrès étonnants, il suffira de savoir qu'il eût fait un général de première classe. Il avait une grande expérience de la guerre... c'était un homme d'une bravoure peu commune, calme au milieu du feu... violent et emporté dans ses expressions. Dans ses moments de colère, il ne voulait permettre à personne de lui faire des observations. Et même lorsqu'il était dans cet état de violence, il était dangereux de lui parler... il était infiniment au-dessus de Moreau et de Soult. » (0' Meara : Napoléon dans l'exil, 4 décembre 1816). « Merveilleux même dans ces temps héroïques » (m»' Victor: Mémoires, p. 318 et 319).