Saliceti au Directoire, 9 mai (Arch. G
8. Landrieux, alors chef du 13° hussards, y reçut un coup de baïonnette à la jambe (Mémoires, p. 186). Le sous-lieut' Desvernois, du 7» bis de hussards, le futur général, chargea avec le capit"» Haclie, un vieil hollandais, et 50 hussards [Carnet de la Sabrelache, de février 1898 ; article sur le g»' Desvernois et le 7» bis hussards ; p. 101 a 104).
9. Le lient' Fe-'loret, ou Fourtet, ou Sourlet, était du 1" bataillon de carabiniers; avec 20 h., il secourut sur les rives du Pô dos camarades chargés par la cavalerie et fusillés par 60 h. embusqués derrière des haies; les carabiniers Adam, Amcliu, Bertrand. Clairendeau, Almary, Dubois et Baudon, entourés de 20 hussards les repoussèrent par un feu de peloton et en prirent 2 ; le carabinier Lagonère, cerné par des hussards, en tua 3, il échappa aux autres en fuyant à travers les champs de mais (Registre L 3a/6, 18 mai ; Arch. G.). Voir p. 489, note 6. Le capit"' Dubuisson, de la 27» légère, fut fait prisonnier (Historique, Arch. G.).
Bcaulieu pût intervenir. Mais Lanusse s'empara de San-Fiorano, menaçant de tourner Codogno, et Liptliay qui n'avait plus que cinq bataillons et six escadrons sous la main, trois de ses Ijataillons sur le point d'être cernés par Lannes et Lanusse ayant reflué au Nord sur Lodi, se vit contraint de reculer sur Maleo et de là sur Pizziglicttone, toujours poursuivi, et après avoir perdu 308 morts ou blessés '. La forteresse de Pizzighettone semblait si bieu à l'abri des incursions des Français qu'elle n'était armée que depuis peu et imparfaitement. Liptliay put cependant s'y jeter, lever les ponts-levis sous les pieds des cavaliers français et placer des pièces de campagne sur les remparts ^. Mais, étonné que Beaulieu ne lui eût pas donné signe de vie au cours de cette journée, craignant en outre que les Français n'efTectuassent un autre passage du Pô au-dessous de Plaisance, Liptliay ne se crut pas encore en sûreté derrière les murs de Pizzighettone et, laissant dans la ])lace deux bataillons et un escadron, pour y défendre le passage de l'Adda, il se retira de suite sur Crémone et Casalmaggiore où il arriva la nuit =*.
Les grenadiers de l'avant-garde avaient poursuivi les débris de Liptbay jusqu'à la nuit close; ils s'arrêtèrent à Maleo, « aune demi-portée de canon » de Pizzighettone. La Harpe, qui s'était laissé entraîner à leur suite, rétrograda sur Codogno, afin d'y couvrir les routes de Lodi et de Pavie*. Bonaparte lui aussi avait poussé, le soir du 8 mai, jusque sous les murs de Pizzighettone pour reconnaître la place; il y fut salué par une grêle de boulets qu'il subit, impassible, tempêtant contre ses officiers qui en avaient peur K
Vers 9 heures, il revint mécontent à Maleo, d'où il regagna Plai-
1. C Riistow, p. 130 et 131. Napoléon : Campar/nes d'I/aUe. Il semble certain que Napoléon a enflé le cliiffte, à Sainte-Hélène, en dictant 2,o00 prisonniers, trois drapeaux, etc. Riistow, d'après les documents autrichiens, no parle que de 568 morts, i)lcssés et pris, ce qui est plus vraisemblable. Masséna (Mémoires, p. 60), dit H à 600 li. Bonaparte (IcHic au Directoire, 9 mai ; Arcli. G.) dit .500 morts ou prisonniers, ]iiirmi lesquels plusieurs officiers, 300 chevaux, une partie des bagages. Jomini, lîotta, etc., donnent les mêmes cliifïres.
2. Napoléon : Campagnes d'Italie. On leva les ponts sous les pieds du ciieval de ncsveiMois. I.ainisse, qui avec 12 hussards, avait été chargé par 200 hulans sur la joutc de .Maleo à Pizzighettone, s'empara de 10 officiers et deux bataillons ^Carnet de la ^abreluclte, février 1898). Le l" escadron du lO- chasseurs, capit"" Quillet, avait été .jus(|u'a l'izzighettoue (Historique du corps, Arcli. G.). 11 y a 'i kilomètres de Codogno à .Maleo, et 3 kilomètres de Maleo à Pizzighettone.
3. C lîiistow, p. 130. Il semble, d'après la lettre de La Harpe du 8 mai, midi, que Bonap.irtc .lit eu l'intention de le diriger sur Monticelli vers Crémone, mais ce projet ne imt être exécuté.
4. >.apnléon : Campagnes d'Italie. — Les cavaliers rentrèrent ;ï Maleo, les vêtements criblés de balles et d'entailles ; le lieut' Desvernois avait l'épaule droite tailladée, le maréchal di.'s logis Laudière avait un coup de sabre à la iigure [Carnet de lu Sabretache, février 1898).