Carnet de la Sabretache, février
sance pour la nuit, nou sans avoir recommandé à La Harpe la plus grande vigilance h Codogno, et ordonné de veiller attentivement à la route de Casalpusterlengo '.
Tandis que Lipthay était ainsi balayé au delà de l'Adda, Beaulieu ne reçut que le 8 au malin, à Belgiojoso, l'avis du débarquement des Français sur la rive gauche du Pô, et de l'attaque imminente de son lieutenant. Il porta en toute hâte à son secours le général-major Schûbirz avec deux bataillons et quatre escadrons. Lui-même s'apprêta à marcher également vers Lipthay et s'avança sur Santa-Cristina, puis sur Ospedaletto où il ne parvint que tard dans la soirée % et où il apprit l'échec de Liptbay à Fombio, sans savoir au juste ce que celui-ci était devenu.
XÏII
Schiibirz, qui avait marché avec ses cavaliers plus rapidement que Beaulieu*, arriva le soir sans encombre à Casalpusterlengo, et poussa incontinent, au milieu d'une complète obscurité, sur Codogno. Il y trouva les traces d'une lutte récente, mais n'y rencontra d'abord personne, les grenadiers et carabiniers talonnant les bataillons de Lipthay et s'étant portés jusqu'à Maleo où ils bivouaquèrent. C'est vers 10 heures du soir * que Schûbirz