Historiqiuî de la 51" (Arch G
2. Landrieux: Mémoires, p. 186, de l'Introduction de M. Léonce Grasilie',
3. La Har-pe, Lahoz, Landrieux, i^avergne, sans compter Lamberti, tous ces noms commençarrt par un L ; la coïncidence est sinquliôre. Le commissaire Lavergne était attaché à la division Augereau ; on s'explique peu sa présence à cette heure à Codogno. Celle du jeune sous-lieul"' La Harpe, aide de camp de son père, serait plus vraisemblable, mais sans doute que ce jeune oflicier de dix-huit ans dormait déjà. On ne
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La Harpe resté « calme ' », « obstiné à ne pas croire que ce fût l'ennemi qui occupât Codo^no' », se porte en avant. La 51" débouche en même temps sur la place, du côté faisant l'ace à La Harpe. Les Autrichiens entendant la marche cadencée d'une troupe en armes font feu à tout hasard, tuant 3 hommes, en blessant 10, dans les rangs de la 51°; celle-ci riposte à toute volée. Landrieux, Lahoz crient: France ! et font ainsi cesser le feu de la 51". La surprise esl d'ailleurs égale des deux côtés. La panique se met chez les Français qui s'agitent confusément dans des rues inconnues, au milieu de l'obscurité ; des chevaux se jettent dans les rangs et augmentent le désordre. En vain le tambour-major Idrac, de la ol°, se saisit d'une chandelle et la brandit avec audace au premier rang afm d'éclairer la route. Un chef fait allumer des paillasses et à la lueur des flammes, les combattants aperçoivent une place « immense », où, sur la gauche, 300 Autriciiiens, des pontonniers*, sont collés contre l'église ; où, sur la droite, la 51" est rangée, pelotonnée par tas, contre les boutiques ^ Dès qu'on vit clair, les Autrichiens, surpris de leur petit nombre, se rendirent après une courte résistance".
La Harpe n'était plus là ; on le cherche, on l'appelle. On le trouve enfin, mais mort, gisant à terre, frappé d'une balle au cœur. Personne des siens ne l'avait vu tomber'. La balle qui le tua partit sans doute des rangs de la 51^ qui venait d'une direction opposée à la sienne et tiraillait épcrdument dans la nuit. Ainsi périt ce Suisse intrépide, atteint par l'arme d'un de ces Français pour lesquels il avait quitté sa patrie et qu'il rêvait de conduire à la victoire contre l'éternel oppresseur de son pays. Destin tragique qui fit exécuter inconsciemment par des Fi-ançais la sentence de mort prononcée contre La Harpe par les despotes H
saurait admettre raffirmation de Landrieux qui racnntc qu'au soldat de la 32« vint les prévenir que l'ennemi ('■tait en ville et se mêlait à la 32", et (|uc c'est en voulant joindre Dnpuy, chef de la 32", que La Harjie aurait été frappé. I,a 32« était de la division Masséiia et par conséiiuent ne pouvait être le 8 à Codogno.