Napoléon: Campagnes d'Italie
i. Voir p. 487, note 5, les conditions de la suspension d'armes acceptées parle duc de Parme.
Parme, à égale distance de la Méditerraaéc et de l'Adriatique, de la frontière du Var, de celle de l'Autriche et du Gothard, n'était qu'à 4 lieues du Pô et Bonaparte aurait eu vite fait de s'y porter. C'était une ville de 40.000 habitants, dont la citadelle était eu mauvais état (.Napoléon: Campagnes d'Italie).
ô. Le duc Ferdinand fit proposer 2 millions pour racheter ce tableau du Corré;re, « que l'on dit être son clief-d'reuvre ». Bonaparte refusa disant « qu'il ne resterTiit bicuti'it plus rien des 2 niillinns, tandis que la possession d'un pareil clief-d'œuvre à Paris ornerait cette cai)itale pendant des siècles et enfanterait d'autres cliefs-d'œuvre » (iNaiioIéon ; Campagm's d'Italie). En quoi iNapoIéon se troni|)ait, car à l'Iicure même où il dictait à Sainle-Hélene ces artisticpies considérations, sa pi'opre femme, M;irie-Louise, devenue grande-duchesse do Paiine, à peine installée, réclamait à la Krauce les tableaux enlevés des galeries parmesanes par son époux et obtenait ■ ((u'ils y fussent réintégrés. Ou peut voii' aujourd'hui à Parme « La Vierge de Saiut- Oérôme », dans la salle XV du palais delta Pilotta (n» 3'Jl). où elle a fait retour après 1813. Ci'tte toile, peinte eu 1.527, si reman[uable qu'elle soit, ne mérite pas toutefois l'admiration un peu de commande que lui témoigne Bonaparte qui ne semlile pas même l'avoir vue, et prend saint Jérôme jjour le sujet principal du tableau dont il n'est que rac(x>ssoire. D'après Barras [Mémoires, t. II, p. 2iDV Carnet aurait voulu rendre de suite le Sainf-di'rùme.