M;isscna, p. 62 ; c' Hustow, p
2. D':i|Ji('s Clausewitz, Jomiiii, p. 122, et les Mémoires de Masséna, p. C2, • Wukassovieli, placé sur le Tessin, se serait retiré éiralenieiit sur Lodi ; c'est [lour le recueillir que iieaulieu aur;ut voulu dél'eudre Lodi, et c'est cette colonne qui aurait delilé devant l'avant-ijarde française, poui-suivie par elle jus(pi'à Lodi. Il senilili^, bien qu'il y ait Wi une contusion. On ne sait au juste si WuUassovicli se retira, comme le dit le c' Dusaért d'après le récit de Napoléon à Sainte-Hélène, avec Colli par Milan et C;rssano, ou s'il vint avec la colonne Sei)ottendorf dont il forma l'arrière garde depuis Pavie pour passer l'Adda à Lodi. Le c' Uiistow qui écrit, d'après les relations autrichiennes, ne fait nulle mention de la présence de Wukassovicli à Lodi. Cependant, un rapport ofliciel de l'adj"' g»' Francesclii, le soir du combat, signale que Sebottendortf était accompagné à Lodi de Wukassovich et de llnkavina; il ajoute même qu'on dit Wukassovich et Sebottendoilf tués, .lomini, Masséna et le capil"» J.-G croient l'galement à la jirésenco de Wukassovich à Lodi. 11 faudrait admettre alors que Wukassovich et llnkavina commandaient dos brigades sous les ordres de Sebottendortf, ce (|ui n'est pas invraisemblable, mais douteux.
3. Le p. l'iunia qui ne perd aucune occasion de travestir ou de dramatiser les faits et de confondre les dates, raconte (p. 66 à 68) (]ue partant de San-Angelo pour Lodi, le .5 ou 6 mai (ce ne peut être que le 9 ou le lOj, il rencontra une foule d'habi- . tants de Lodi qui fuyaient la ville, croyant que les Français y étaient arrivés déjà. Celte méprise singulière aurait été causée jiar l'entrée à Lodi, à 8 heures du matin, des "2,000 piisouniers (inutile de souligner ce chitfre hors de toute vraiseud)lance) faits par Scliiibirz à Codogno. A la vue de ces fugitifs consternés, le convoi avec lequel marchait Piuma fut abandonné, chariots et bagages, par les conducteurs alfolés (jui dételèrent les chevaux et disparurent. Beaulieu dépêcha un hussard pour rassurer et ramener cette foule. Si le fait est exact, rien ne témoigne mieux de l'impression produite sur les esprits iiar les rapides triomphes de Bonaparte; on n'en saurait tirer d'autre argument.
LODI bll
Plaisance à Lodi', car l'a vant-garde française rencontra inopinément, vers 9 lieiires du matin, une troupe de grenadiers autrichiens, « avantageusement postés «, qui défendaient la chaussée de Lodi -. La cavalerie monta aussitôt à cheval et accourut amenant quatrepi(>cesIégères;Masséna suivit, etAugereau ne tarda pas aussi à s'ébranler de Borghctto sur l'autre route qui conduit à Lodi ^. Dallemagne, pendant ce temps, s'était jeté avec ardeur sur les Autrichiens. Ceux-ci résistèrent avec opiniâtreté; « il fallut manœuvrer * ». Marmont avec le 7" hussards chargea ethouscula sur la route la cavalerie ennemie; tandis que Lannes avec les grenadiers répandus sur les deux côtés de la chaussée assaillait l'infanterie^. Enfui, les grenadiers rompirent les rangs ennemis, prirent un canon et poursuivirent, l'épée dans les reins, les Autrichiens en désordre jusqu'à Lodi. Marmont toutefois ne put, dans ce pays coupé et divisé à l'inûni, atteindre l'infanterie autrichienne, qui défila sous ses yeux, à l'abri des canaux des rizières qui hordent la route, impénétrables aux chevaux. Sur la chaussée même, la cavalerie recula devant lui et arrivée à Borgo Roma, fauhourg de Lodi, s'éclipsa soudain en contournant le mur extérieur de la ville*. On voulut fci'mer les portes de cette petite place, ceinte de remparts en terre et hriques • , mais des grenadiers pénétrèrent pêle-nièle dans les rues avec les derniers pelotons de fuyards'*. D'autres soldats, 5 grenadiers de la S'a" demi-hrigade, Sulpice, Cabrol, Léon, Gallier etBrachenet°, escaladèrent les murailles et ouvrirent les portes de la ville à leurs camarades qui se précipitèrent dans la place *».
1. C'était sans doute une anière-garde de Schiiljirz, car il est peu vraisemblable que Sebotlendorfl' ait employé pour vaguer Lodi, la route de Pavic à Casalpusteriengo qu'avait pu suivre; Beaulieii, mais qui l'eût l'ait tomber eu pleine avant-garde française, alors qu'il lui était possible de prendre plus au Nord, à l'abri des troupes Irançaises, la route directe do Pavie à Lodi par San Angelo. Jomini et les Mémoires lie Miisséna veulent que ce soit une arriére-garde de Wukassovich ; nous avons expli(|ué, dans une note précédente, qu'il y avait ]ieu apparence qu'il en fût ainsi.
'2 Napoléon : Campar/nes d'Italie. 11 est dit dans ce récit que c'est à une lieue de Casalpustcrlengo que Dallemagne rencontra cette « forte » arrière-garde. A une lieue de Casalpusterlengo se trouve Zorlesco fortement occui)é par l'avaiit-garde, ce doit donc être à une lieue en avant do Zorlesco, c'est-à-dire dans les environs ou à la hauteur de Secugnago. 11 y a 20 kilomètres environ de Lodi à Casalpustcrlengo.
3. Rapport de Bonaparte au Directoire, 11 mai (Arch. G.), lly signale avec malice (pie l'artillerie légère était attelée avec « les chevaux des carrosses des seigneurs de Plaisance », confisqués la veille.