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Napoléon: Campagties d'Italie

9. Ils appartenaient au 2» bataillon de grenadiers. Voir aux annexes une notice sur Léon Aune, dit Léon.

10. Historique de la 32» (Arch G.) ; g»' Roguet, t. 1°', p. 210; Trolard, t. I", p. 398.

La place de Lodi n'était pas en état de résister à cette vigoureuse attaque. Bâtie sur une petite hauteur, enceinte dune muraille élevée de 8 à 9 pieds, elle n'a point de flancs, ni de fossés et Tescarpementen est peu difficile'. En y parvenant le matin, Sebottendorfî avai t trouvé l'ordre d'en évacuer rapidement les magasins, mais non celui de la défendre en combattant. Les Autrichiens pouvaient bien faire courir le bruit, à Milan et à Bergame, que 40,000 Français avaientété repoussés, eu perdant 3,000 h., entre Codogno et Lodi; ils savaieut mieux que personne à quoi s'en tenir sur le bien-fondé de cotte allégation, et ils devaient avouer en môme temps, qu'une colonne de liane avait mis Beaulieu en déroute, malgré son ])rétendu succès*. Aussi, SebottendoriT se mit-il en devoir de suivre Beaulieu, parti la nuit précédente, sur la route de Crema, et ne laissa dans Lodi, pour protéger l'évacuation des magasins, que le général-major Roselmini', avec un bataillon du régiment de Nadasty, et deux escadrons.

Sebo ttcndorff* avait amené de Pavie six bataillons et six escadrons et s'était réuni à Lodi aux quatre bataillons et quatre escadrons qu'y commandait Schiibirz; son arriére-garde, en outre, comprenait deux bataillons et six escadrons ^ C'était trop peu pour espérer arrêter l'armée de Bonaparte et SebottendoriT n'en eut pas plus l'intention que Beaulieu. Dès qu'il eut commis le général Rosclmiiii, avec son détachement, à la garde de Lodi, en l'invitant à y procéder vivement à l'évacuation des magasins, ainsi quo luimôme venait de le faire pour ceux de Pavie, il se hcâta de porter le reste de ses forces et celles de Scbiibirz sur la rive gauche de l'Adda, où il attendit, pour se diriger vers Crema, le délllé du convoi et la retraite deRoselmini.

Avant que toutes les troupes de SebottendoriT eussent passé sur l'autre rive, vers 11 heures du matin '■, la fusillade se fit entendre

i. La ville est à deuK heures trois quaitsfle Milan (Notes du g»' Desaix; Arch. G.), à 31 kilomètres d'après le g"' Pellepnrt ; à .33 kilomètres par le chemin de fer.

2. Hacher, premier Sicrétaire à liàle, à Ministre Relations Extérieures, 10 mai (Arch. G.).

3. Pioselmini, alors qu'il était colonel du régiment de l'Empereur, avait été l'ait prisonnier par les Français au combat de Frœscliwiller, 22 déc. 1793, lors de la leprise des lignes de Wissembourg (Voir Arthur Chuquet : Iloche et la lutte pour l'Alsace, p. 1.54).

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