Voir sa notice aux annexes
5. Voir au chapitre précédent, p. 492, note 3 ; et c' Riistow, p. 129 et 132.
6. G' Kiistow, p. 134; Bonaparte dans l'ordre du jour du 10 mai (Arch G.) dit que l'attaque commen(;a à midi; nous en croyons plutôt Riistow, écho des documents
dans le haut de la ville de I.odi et les Autrichiens, qni étaient en train de l'aire la soupe ', se virent assaillis dans la place par les grenadiers de lavant-garde française qui avaient, ainsi qu'on la vu, escaladé les murailles. Le combat dans les rues deLodi fut vif, mais de courte dui'ée. Les grenadiers se répandirent dans les rues, balayant avec entrain les faibles forces de Roselmini. L'adjudant- major Thoiret, de la IS"*-, blessé parla lance d'un hulan, le perça d'outre en outre avec son sabre. Un escadron du 10° chasseurs, commandé par le capitaine Jacquin , échangea force coups de sabre avec les cavaliers ennemis et s'empara d'une pièce de canon ^. Chassés de la ville de Lodi, les Autrichiens descendirent en désordre la longue voie en pente, pavée de petits cailloux, qui conduit au pont sur l'Adda et coururent s'abriter auprès des troupes de Sebottendorff. Il était environ midi quand loutesles forces autrichiennes eurent passé la rivière ". Les grenadiers de Dallemagne, lancés au pas de charge à la poursuite des soldats de Roselmini, débouchèrent derrière eu.x: vers l'cnlrée du pont. Ils y furent salués d'un l'eu d'artillerie et de mousqueterie des plus vifs qui les contraignit à chercher un abri derrière les murs de la ville, auprès de l'église San-Franccsco.
Sebottendorir, en voyant refluer le flot des fuyards, avait commandé lefeu, uniquement pour contenir les Français. Il s'attendait toutefois si peu à livrer bataille que la majeure partie de sa cavalerie et trois bataillons d'infanterie avaient déjà gagné des positions en arrière, s'échelonnant sur les routes de Crema et de Pizzigbetlone, près de Ca délia Fontanaou à Corte del Palasio^ Au premier bruit du combat, il n'avait disposé, en première ligne, à Revelliiio, bordant la rivière e t commandant le pont, que trois hataillons, sous les ordres du général-major Nicoletti", auxquels s'adjoignit le bataillon de Nadasty repoussé de Lodi'. Lui-même se tenait en seconde ligne avec cinq autres bataillons, ayant en réserve le reste delà cavalerie **.
autricliiens, d'autant iilus que la rencontre de l'avant-g.irde fiançaise avec l'arriéregarde autrichienne ayant eu lieu vers 9 heures du matin, il n'a pas dû s'écouler l)lus de deux lietu'es avant l'arrivée des deux troupes en vue de Lodi.