C Riistow, p. 13i
8. C Riistow, p. 134. Il restait avec le général six escadrons ; huit autres à Ca deila Fontana; deux à Corte del Palasio.
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Ces différentes unités ne présentaient au total qu'un effeclif de 10,000 h. environ, dont un quart de cavaliers* ; et il fallait avoir des verres singulièrement grossissants pour y apercevoir « Beaulieu avec toute son armée rangée en bataille », et «trente pièces déposition - ». Néanmoins, Sebottendorff crut de son devoir de ne pas céder sans résistance à l'attaque des Français. Soit qu'il voulût se donner le temps de soustraireles approvisionnements et le matériel chargés à Lodi sur le convoi ' ; soit que, par un point d'honneur militaire, il tentât simplement de faciliter la retraite de Roselmini' ; soit enfin qu'il ne fit qu'obéir aux conseils, aux instigations, sinon aux injonctions du gendre de
1. Le c' Riistow, l)ien iuforiné cii ce qui concerne l'armée antricliienne, évalue, p. IH, la force de ces douze bataillons et seize escadrons, à 9,700 li. dont 2,400 cavaliers, avec quatorze canons. C'est à peu de chose près l'cHectif indiqué, le soir même de 11 bataille, d'après les dires des prisonniers et des déserteurs, par l'adj"' g"' Francescbi ()ui écrit à Bcrtliier qu'il y avait à Lodi les régiments de Tliun, Strassoldo, Tcrzi. Belgiojoso, Nadasty, Archiduc-Antoine, et les généraux Wukassovich, Si'hottendorff et Rukavina ; il croit les deux prcmiei's tués. 11 lixe le chitlVe à 11,500 h. dont 10,000 d'infanterie (Arch. G., 10 mai). Jomini, p. 122, se prononce également pour ce chiffre et parle de 9 à 10,000 h. ; tel est aussi, par hasard, l'avis du p. Piuma, p. 68, moins véridique d'habitude, (pii ne compte ([ue 10,000 h. en tout. Les Mémoires de Masséna, p. 62, aussi bien que le capit"" J.-C. (Journal des Sciences Militaires, mai 1897, p. 275), admettent aussi le chiffre de 10,000 h. Bonaparte qui, dans son rapport au Directoire, signale « toute l'armée » de Beaulieu, sans cependant prononcer de chillre, se rapproolie de la vérité dans son « ordre du jour », du 10 mai, où il n'est question que de 14,000 h. et 4,000 chevaux (Arch. G.), elfcctif que le récit de Sainte-Hélène ramone à 12,000 h. et 4,000 cavaliers. Quant à Marmont dans ses Mémoires, p. 171, il énumère une force de trente-six bataillons, quarante-quatre escadrons, donnant 20,000 fantassins, 3,500 cavaliers avec soixante-neuf canons, qu'il répartit entre Lodi, Ileposan, Formignra, Rieva, Redo, etc.; c'est-eà-dire que l'effectif qu'il donne est celui de l'armée entière de Beaulieu et non celui de Sebottendortf, auquel il n'accorde que douze bataillons et huit escadrons. D'après les Mémoires de Massénd , p. 63, Beaulieu aurait été le 10 mai à Formigara, près de Pizzigliettone. Le colonel anglais Graham, p. 228, ne donne aucun chiffre, ni pour les hommes, ni pour les pièces.
Les évaluations, en ce qui concerne les pièces d'artillerie, ont aussi beaucoup varié. Bonaparte qui, dans son rapport au Directoire, parle complaisamment de trente canons, n'en trouve déjà plus que vingt dans son « ordre du jour » à l'armée, où toute exagération eût été trop vite aperçue et relevée. A Sainte-Hélène il persiste à croire qu'il y en avait vingt-cinq ou trente.' 11 convenait cependant, dans sa correspondance, qu'il n'y en avait que quinze (Bonapnrte à Ménard, 11 mai; Arch. G., Registre G 23/3S). C'est le chiffre véritable ; liiistow, Marmont, Masséna, le capit"* J.-G. disent tous quatorze pièces; Jomini cependant croit encore à vingt pièces, acceptant le chiffre de l'ordre du jour de Bonaparte.
2. Bonaparte au Directoire, 11 mai (Arch. G.). Le p. Piuma, pour la première fois d'accord avec Bonaparte et à tort, croit aussi, p. 68, que Beaulieu en personne commandait à Lodi ; il remarque même que c'est réellement la première fois que Bonapai-te se trouva face à face avec Beaulieu, en dépit de ses affirmations antérieures. On n'est pas mieux renseigné.