‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 480 sur 622 · Ibidem · texte numérisé non relu

Ibidem

4. Augereau était à Borglietto, à 13 lii'iomoti-es de Lodi. Ses soldats éparpillrs pré|iaiaicnt la soupe, lorsqu'un aide de camp apporta l'ordre de marcher sur Lodi. En un quart d'heure, la division fut sur pied, ahandoniiaut soupe, victuailles, vin, à la population qui lit bomhance avec ce festin inattendu. Un certain Moschini, emidoyé des finances, ahorda Augereau au Bosco délia Gaiitana et lui servit de guide jusqu'à Lodi [Dizionario del Circondario di Lodi ; A. Folliet, p. 237).

5. ÏA'iMe'moires de Massena, p. 64, semblent croire que Kilmaine, à San-Colombano et San-Angolo, cliercliait un gué commode et sûr de l'Adda ; ces deux localités sont sur le Lambro, dont Kilmaine se bornait à explorer les lieux avoisinants.

tous les obstacles? Avec une telle élite, il semblait que ce fût simple bagatelle. On pouvait toujours l'essayer, si insurmontable que cela parût, dès que les premiers échelons de la division Masséna seraient en vue, aptes à recueillir ou à suivre l'intrépide avant-garde. Il importait en attendant d'empêcher l'ennemi de couper le pont de Lodi, si toutefois il s'en avisait.

Dans ce but, Bonaparte en personne, fit amener, « sous une grêle de mitraille' », deux pièces légères deravant-garde,que les canonniers pointèrent dans l'axe du pont, afin d'interdire tout travail de rupture aux Autrichiens. Ceux-ci s'étaient bornés jusqu'alors à élever tant bien que mal une barricade à l'entrée du pont, sur la rive gauche. Ils essuyèrent même, en la construisant, le feu des tirailleurs français déjà maîtres des parapets, des toits et des fenêtres de la ville-. Le pont qui, toute la matinée, avait servi au passage de nombreux fourgons et voitures, et par où Roselmini venait d'effectuer sa retraite, était intact, et sous le feu continu des canons et des tireurs français, il ne fallait plus songer à le rompre, cette précaution n'ayant pas été prise en temps opportun.

Ce pont, immortel désormais dans la mémoire des hommes, était un vieux pont de bois, aux arches très rapprochées, posées sur pilotis, étroit, long de deux cents pas*, qui enjambait l'Adda, assez épandu en cet endroit. Le fleuve, « une plaine de cailloux*», comme les lits de tous ces larges torrents d'Italie, si discrets aux beaux jours, ni très profond, ni très large, mais au courant rapide, roulait alors ses flots bourbeux que la fonte des neiges, tardive cette année-là, avait fortement accrus. Toutefois, au tiers environ de la traversée du pont, des bancs de sable, à peine recouverts, émergeaient çà et là sous leau moins profonde, et le courant était brisé, amorti, par plusieurs îlots semés en aval au milieu des sinuosités de la rivière.

1. G"' Jomini, p. 12o; Wulter Scott, Vie de Napoléon, t. III.

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