C Rustow, p. 13j
2. G' Uiistow, ]). i:;5. Ca de Tresseui était à l'endroit désiçné sur la carie af-tuelle « Trc Cascine ». .Malghirone ou Malgiron est situé dans la direction de lliolo, à gauche de la route.
3. Oïdener tournait ainsi trop court ; il aurait dû tomber sur le flanc des Autrichiens par la route de lliolo, ce qui eut douhli- l'elTet de son intervention.
4. Historique du 10» chasseurs iArch. G.); Mémoires Maf:séna, i>. 64; c' Riistow, p. 136; capit"' J.-C, p. 276. — L'auteur des Mémoires de Masséiin, croit à l'arrivée simultanée sur la rive gauche de lavant-sarde et des cavaliei'S d'Oidener. Du reste, Napoléon, à Sainte-Hélène, a dit aussi (ju'il ne lança l'avant-garde que loi sque la tète de colonne de la cavalerie se formait sur la rive gaueiic. Ses souvenirs l'ont mal servi, caidans son rapport au Directoire, il dit nettement (|ue la cavalerie, reteinie par le passage du gué, fut empêchée de donner. Elle ne put, comme on le veiia plus loin, qu'intervenir pendant la retraite, sauf la iietite troupe d'Oidener qui la devança, liesvernois dit à tort que la cavalerie passa au moment où le pont était eidevé ]iar l'infanterie. Le capit"' J.-C. parait croire que Rusca et Ordener chargèrent en môme temps; il y eut quelque intervalle, assez court, entre les cliarges. Quant au c' Riistow, il croit que les charges de Rusca et d'Ordener coïncidèrent a\i'C le i)assage même du pont. C'est une série d'opérations successives et distinctes qu'il inqiorte de ne point confondre entre elles. Ordener (Jlicliel), né à Suint-A\uld (-Moselle) en IToo, général en 1803, mort à Compiègne en 1811.
t). Mémoires Massénu, p. 64. C'est ce qui a donné naissaTice an lii'uit relaté par Piuma {p. nii): il y a loin, on le voit, d'Augeieau brandissant un drapeau sui- le pont, alors que l'avant-garde, la division Massena, des cavaliers occupaient déjà la rive gauche, au passage de force d'un homme seul, sous le l'en de 10,0110 h. et de quatorze canons. Augeieaudit lui-même, en réponse à une question (pii lui fut posée, en IbOii, lors de la rédaction des Mémoires histoiiques au Dépùt de la tiuerre, qu'il passa le pont « sans difliculté » ; c'est du moins l'annotation qui se lit sur la lettre qui lui fut alois adressée. Les réponses des autres généraux, consultés alors comme luimême, n'ont pas été retrouvées (Dossier in-4; Arch. G.).
b26 BONAPARTE EN ITALIE
la nage et tombe sur l'autre flanc de renncmi. Les AUobroges et la 29^ légère traversent en courant le pont et viennent en aide à la division Masséna épuisée. La victoire encore en balance, se décide enfin.
Sous ce déploiement sans cesse accru de forces françaises, Scbottendorlï cède, et de crainte d'être cerné, il ordonne la retraite sur Crema. Rappelant à lui le détachement de Corte del Palasio et rétablissant un peu d'ordre dans ses rangs disjoints par la lutte, il déploie à hauteur de Fonlana contre les Français toute sa cavalerie, renforcée de trois bataillons et de six canons, pour former arrière garde ' .
La cavalerie napolitaine dirige plusieurs charges contre les masses françaises, puis bat à son tour en retraite, lentement, en ordre, faisant fréquemment volte-face pour repousser la poursuite lorsqu'elle devenait trop pressante et trop vive. L'épuisement des soldats ne permit guère de talonner les Autrichiens en retraite ^.
xr
Il n'y eut que la cavalerie de Beaumont, enfin atterriesurla rive gauche, avec des fantassins en croupe, qui, imitant les escadrons d'Ordener, se lança à travers les colonnes en retraite, coupant et capturant de nombreux détachements, enlevant quelques canons et beaucoup de bagages, tout en ferraillant avec les cavaliers autrichiens et napolitains.
SebottendorlT, bien que harassé des marches de deux jours, se replia sur La Benzona, puis dans la direction de Crema et, par Pandino, dans celle de Rivolta^, inquiété par les hussards et chasseurs de Beaumont qui galopèrent sur ses flancs jusqu'à 9 heures du soir *.
Quant à Kilmaine, « qui ne donnait jamais rien au hasard * », il s'attarda dans de vaines reconnaissances vers Melegnano et Cassano, d'où il ne revint qu'à la nuit tombée, trop tard pour participer à la poursuite ^.