Cl Gr'aliam, p
5. « Journal de marche » du capit"» Philippe (André FoIIiet: Volontaires de la Savoie, p. IJO'J). « Los Imians firent rétroirr.ider les éclaireurs; je restai a. la merci de l'un d'eux, qui me donna un coup de sabre et un coup de lance. Un autre Autrichien arriva qui me massacra à coups de crosse {?) et me prit ma capote. >> Philippe, <i jeune otficicr de trente ans, à prétentions; grand chapeau ;dc beaux chevaux fringants, liien équipés ». (Notes du g»' Dosais; Arch. G.)
G. Bien que les détails manquent sur cette phase du combat, il est difficile d'admettre, avec Piuma, p. 78, que les Autrichiens, au dire des prisonniers fram^ais cnimonés à Brescia, fiient des Français « une vraie boucherie » et que les cadavres étaient si nombreux que «les survivants les amoncelaient pour en faire des remparts ». 11 avoue d'ailleurs qu'il est très possible que ces hommes '< aient exagéré ». Carlo Botta, |). 422, dit de son côté que la cavalerie foulait aux pieds les colonnes françaises; que les victimes étaient nombreuses, la mort frappant de plus près, et que les Français allaient être contraints de repasser le pont.
longue et rapide qu'elles viennent d'accomplir d'une traite depuis Plaisance. Il leur faut faire halte dans Lodi pour reprendre haleine, avant de se jeter sur l'ennemi'. Après un court repos, elles franchissent le pont et se déploient, celles de Gervoni, vers Ca de Tresseni à droite des grenadiers et carabiniers qui ont pu reformer leurs rangs ; celles de Joubert, à leur gauche, vers Malghirone, et elles assaillent les deux ailes de SebotlendorlT, les tournant par Riolo et par Cadilana ^.
A ce moment même surgit, par la route de Cassano*, le chef d'escadron Ordener, du 10' chasseurs, avec 300 cavaliers qui précèdeni Beaumont encore atlardé au passage du gué de Mozzanica. Il tombe à coups de sabi'c sur le flanc droit des Autrichiens et Y sème le désordre, tandis que l'infanterie encouragée se reporte en avant ♦.
Peu d'instants après, Augcre^u et sa division débouchent de la route de Borghello. Augereau marche en tête, un drapeau à la main, avec Beyrand, avec la 17" légère qu'il entraîne au delà du pont^ Le général Rusca conduit le 23« chasseurs, passe l'Adda à