Rapport au Directoire, M mai (Arcli. G
3. Ordre du jour, 11 mai (Arch. G.) ; « peut-être la plus brillante, en ce que nous n'avons rien gai;né qui ne nous ait été bien disputé » ; au g»' Meynier, 11 mai (Registre G. 2J/o5 ; Aich. G.).
4. C'est le chilfre donné par le c' Riistow, p. 137, d'après les documents officiels autrichiens. Signalons toutefois que le baron von Gottesheim dans la « Streffleur's (Eslerreischic/ie MUilitrische Zeitschrifl » a publié une u Statistik der Kâmpfe der Neuzeit 1TJ2 his inclusive 1871 », où il admet comme exacte la perte de 2,000 h. chez les Autrichiens, contre 200 h. chez les Français. C'est l'évaluation de Bonaparte dans son rapport au Directoire, où il parle de 2 à 3,000 h. hors de combat chez les Autrichiens, et dans son « Ordre de jour », où il dit même « plus de 3,000 h. ». Dans son lécit de Sainte-Hélène, il n'énumere que 2,500 prisonniers Jomiui et le capit"» J.-C. adoptent le chilfre total de 2,000; Carlo Botta v^ jusqu'à admettre 2,500 fanlassius et 400 cavaliers hors de combat; l'adj"' g»' Valeri dit 1,200 h. tués on blessés, 1,000 prisonniers, comme s'il copiait la lettre de Saliceti, du 11 mai (Arch. G.) qui lixe ce même chiffre. Le récit du comni"'- Blein (Arch. G. ; mémoire 117-3) indique 180 morts et 2,000 blessés, ce qui est sans proportion. Si l'on veut bien considérer que l'armée autrichienne comJ)attit à couvert derrière des retranchements, au moins pendant la première partie de la lutte, et que la poursuite de la cavalerie française fut des plus molles, on admettra volontiers les ciiiffres de Rûstow, bien qu'il n'indique pas exactement où il les puise, mais certainement à des sources autrichieimes authentiques. En ce qui concerne le chiffre des prisonniers notamment, il en aurait plutôt exagéré le nombre, si nous en croyons un état officiel dressé, le soir de la bataille, par l'adj"' g»' Franceschi (Arch. G.), qui n'en compte que 732 et en donne le détad par régiments, ce qui ne permet guère de douter de son exactitude. D'ailleurs, une lettre au g'' Meynier (11 mai ; Arch. G.) lui annonce l'envoi à Plaisance et de là à Tortone, puis à Jiice, de 500 prisonniers autrichiens faits la veille; il est peu probable qu'on en gaidàt d'autres au quartier général, et dès lors le c itfre de 1701 prisonniers donné par Riistow doit comprendre les disparus, les fuynrds, etc. Le g»' Desaix dit que l'on prit 1,810 ennemis (Notes; Arch. G.). D'après le refristre de Bei-thier (Registre A-0.18, 15 mai) parmi les prisonniers blessés, il y aurait eu le lieut'-c' de Lacan, du régiment de Thun, et le major Gorten, du régiment de Torzi. Le colonel de ce dernier régiment aurait été tué, d'après les notes du lieul' Brossier (Dossier 117-3; Arch. G.).
chiiïre plus considérable en morts et blesses, 500 h. peut-être, chiffre bien inférieur toutefois au\ estimations intéressées, hasardées par l'ennemi ' . Ce qui surprend dans ce combat corps à corps, pour ainsi dire, où les chefs de tous grades, généraux en tête, durent payer largement de leur personne, c'est qu'aucun général, aucun officier supérieur ne fut atteint, alors que dans les engagements antérieurs l'armée, à chaque affaire, en avait perdu plusieurs *. Le capitaine Lautour', aide de camp de Masséna, est le seul officier de marque signalé comme blessé, dans les rapports*.
Quant aux pertes en artillerie, les appréciations varient autant que pour les morts ou blessés. Il semble acquis cependant que seize pièces au moins tombèrent aux mains des Français ^.
La nuit venue, une nuit de mai semée d'étoiles, les Français bivouaquèrent en partie dans les villages de la rive gauche, l'avant-gardc, la cavalerie et la division Augereau, autour de Fontana, de Cadilana et jusqu'à Tormo ; la division Masséna aussi sur la route de Crcma, dans les alentours de Lodi, où se fixa le quartier général, tandis que la division Sérurier, ce môme jour, se concentrait à Plaisance et y préparait le passage du Pô'', et que le général Ménard dirigeait une fausse attaque' sur Pizzigbettone.
Saliceti, revenu à Lodi avec le général en chef, ne perdit pas
i. Voir à l'appnndice note de discussion sur les pertes françaises à Lodi.
2. Bonaparte explique le peu d'étendue des pertes par k la promptitude de Texécution et l'ellet suliit qu'ont produit sur l'année ennemie la masse et les feux reilout.ililcs de cotte intrépide colonne » (Rapport au Directoire, 11 mai ; Arcli. G.). C'est lion il dire, mais les Autrichiens n'étaient pas assez démoralisés pour ne pas faire usage de leurs armes, et des feux, même mal ajustés, sur une masse compacte eussent jiroduit d'autres ravages que ceux constatés.