‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 50 sur 622 · M'i Victor, p · texte numérisé non relu

M'i Victor, p

8. I.e 42« sur u8. — Arthur Chuquct : La jeunesse de Napoléon. Biienne, p. 226.

9. Arthur Cliuquet : La jeunesse de Napoléon, t. V, p. 2ijl et 347.

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femmes • qu'il méprise et qu'il fuit cependant, peut-être parce qu'elles intimident sa nature farouche et taciturne, aussi bien que par ses relations avec les représentants ou par ses compatriotes, il a obtenu le grade de chef de bataillon au 2" d'artillerie.

Mais à ce moment encore, il n'exerce qu'en sous-ordre; il ne conduit pas en chef, quoi qu'il ait dit ^, l'artillerie contre les rebelles de Toulon, et s'il se distingue par sa vigueur, par la netteté de ses vues, c'est le général Du Teil cadet qui exerce effectivement les fonctions de commandant en chef de l'artillerie.

Il n'en ramasse pas moins ses étoiles de général de brigade, dans cet épisode de guerre civile, sans passer par le grade de colonel, et deux mois à peine après sa promotion au grade d'officier supérieur.

Un instant, il peut se croire arrivé. Il a conquis la confiance d'Augustin Robespierre qui a deviné son génie ^ ; il est bien vu de Dugommieret de Dumerbion et le voilà commandant supérieur de l'artillerie de l'armée. Le 9 thermidor le replonge dans le tas; il est compromis par ses liaisons politiques, traqué par une vendetta ûq son compatriote Saliceti, — jalousie de mari peut-être ou malice d'un compatriote pour le sauver 1 — dépossédé et jeté dans une prison, d'où il ne sortira sans doute que pour aller à l'échafaud. Il en sort vivant et vite cependant ;mais il se trouve sans emploi, sans ressources, « désœuvré, tourmenté d'inaction * » sur le pavé de Paris; prêt aux p^res spéculations pour vivre ^; enviant ce « coquin de Joseph » qui s'est casé par un bon mariage"; et cependant refusant avec dédain le commandement d'une hrigade d'infanterie en Vendée.

Est-ce donc que la guerre civile Teffraie ? Ne veut-il pas y tremper? Mais ce scrupule ne l'a pas arrêté devant Toulon, où, à

1. Mémoires de Barras, t. III, p. 429 fM""»» Tuneau, Ricord, Saliceti, etc.). Il dit lui-même que pour amuser l'une de ces dames qui s'était engouée de lui, il (it exécuter dans les environs de Tende, une reconnaissance suivie d'un combat, où périrent plusieurs soldats {Mémorial de Sainte-Hélène, 1«' au 6 5ept. 1815). Il revit plus tard, à Versailles, la belle représentante, « extrêmement jolie, fort uiniable», — c'était M™« Turreau, — mais « bien changée, à peiné reconnaissable, veuve et tombée dans une extrême misère ». 11 réalisa ses rêves, et au delà, assure-t-il.

2. Le c' Krebs (t. I", p. 373} démontre, ainsi que l'avait fait le g"i .lung (t. II, p. 394) que rien ne justilie dans les pièces oflicielles, l'assertion de Boiiajiarte qu'il avait commandé ea chef, ni que îe mérite de la prise de Toulon lui appartint exclusivement; c'est le début de la légende.

3. « Bonaparte, oflicier d'un mérite transcendant. » Lettre inédite du 5 avril 1794, itée par le g"' Jung, tome II, p. 431.

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