‹ Bonaparte en Italie 1796Chapitre 49 sur 622 · Kiéiliiic .Massoii, 1. 1", p · texte numérisé non relu

Kiéiliiic .Massoii, 1. 1", p

o. r.airas, t. H, p. 61.

G. G"i Jurifr. t. III, p. 103, 117 à 121.

7. M"i Vii.tiir : Mémoires, p. 377 : « La censure se taisait Jovant elle ». Voir la note discnnLitUe dans les Mémoires de Lucien Hona/mrfe, t. l", p. 13."i et 6, où cette maiivaisu iangiic do Lucien se livre contre sa Iieile-Sfcur à un vcritalile érciiiteineut. Pour lui, « Cette Icniruc qui n'a jamais été belle, plus que sur le retour » a « pou, l'oit peu (l'esprit, point ilu tout do lieauté, mais certains souvenirs créoles dans les souples ondulations de sa taille', plutôt petite ((ne moyenne »; « une liirure sans fraicîiour naturelle... qucluucs restes d'uue beauté llétrie ;>, etc.

accès de délire • » Affolé d'amour, « une seule femme est pour lui toute la femme* ».

Il subit lui aussi, sous son apparente impassibilité, riiifluencc de l'être aimé. A lui, comme à tant d'autres, l'amour, grand moteur des grandes choses, l'illumine, l'inspire, le transporte. On aime parce que l'on aime. Et il aime, sans que cet amour exclusif puisse pourtant le disiraire un instant de ses préoccupations militaires*. Il n'est pas aimé ! Il est pour Joséphine un peu moins que son petit chien Fortuné *, « un chat hotte ». Qu'importe ? Il aime, il aime « à la folie ^ » cette frivole qui l'accepte sans éloignement, mais « dans un état de tiédeur » singulier ". Il veut que son aimée soitfièrede lui, et il part, enpaladin, le cœur plein de sahelleamie, inassouvi de ses caresses tendres et brûlantes qu'il n'a goûtées que deux jours! Il part « impatient d'offrir à son épouse un diadème de lauriers ' ». Il part, sans se retourner, à la conquête du monde !

Bonaparte a traversé pénihlemcnt, sous l'ancienne monarchie, quoique noble, mais de petite et peut-être discutable noblesse, les grades inférieurs dans une arme spéciale. Sorti en assez modeste rang des écoles militaires «, avec un bagage à peine égal à celui de ses camarades ; lieutenant en second à seize ans, le {"' septembre 1783; il n'a passé lieutenant en premier que le l^"" juin 1791 ; capitaine, à l'ancienneté, que le 30 août 1792 ; après avoir tenté en Corse par son élection comme chef du 2» bataillon de volontaires ^, de forcer la lente fortune. Capitaine au 4" régiment d'artillerie, il n'y a guère commandé qu'en sous-ordre une compagnie d'artillerie sur les côtes ou dans la petite armée du Midi qui avec Carteaux reprit Marseille aux insurgés.

Au siège de Toulon, il n'a dû qu'à la blessure de Dommartin le commandement intérimaire de l'artillerie de la division Delabordo et un hasard heureux, doublé de l'appui du général Du Teil, l'y a fait remarquer du général en chef et des représentants du peuple. Se poussant un peu par tous les moyens, même par les

1. M"' Marmont : Mémoires, t. 1", ji. 93 et 188. Il est trijs amoureux « amoureux dans toute l'étendue du mot, dans toute la force de sa plus grande acception » . .♦. « Jamais amour plus pur, plus vrai, plus exclusif n'a possédé le cœur d'un homme, et cet liomme était d'un ordre si supérieur. »

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